Dette du Sénégal : Thierno Alassane Sall salue l’accord avec le FMI, mais dénonce la gestion du gouvernement Sonko
Le leader de la République des valeurs estime que l’accord conclu entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) permet d’éviter le pire, tout en critiquant vivement la manière dont le dossier a été conduit par le gouvernement d’Ousmane Sonko.
L’accord entre le Sénégal et le FMI continue de susciter des réactions contrastées dans la classe politique. Thierno Alassane Sall, président de la République des valeurs et député, a choisi de saluer la conclusion de l’entente tout en refusant d’y voir une quelconque « performance exceptionnelle ».
Pour l’ancien ministre, cet accord doit surtout être considéré comme une réponse à une situation financière devenue particulièrement préoccupante. « Il convient de saluer l’accord entre le Sénégal et le FMI, non comme une performance exceptionnelle, mais comme une bouée de sauvetage jetée à un pays qui se noie », a-t-il déclaré.
« Le pire est évité »
Dans son analyse, Thierno Alassane Sall considère que l’accord contribue d’abord à écarter, au moins à court terme, le risque d’un défaut de paiement. Il pourrait également favoriser une détente sur les marchés et contribuer à réduire le coût du financement de l’État.
« En un mot, le pire est évité », estime le député, qui souligne que les conséquences positives d’une stabilisation financière pourraient profiter aussi bien aux ménages qu’aux entreprises sénégalaises.
Cette lecture intervient dans un contexte où le Sénégal doit simultanément restaurer la confiance de ses partenaires financiers, améliorer la transparence de ses comptes publics et maîtriser une dette devenue particulièrement lourde. L’enjeu dépasse donc la seule conclusion de l’accord : sa mise en œuvre et le respect des engagements pris seront déterminants.
Une attaque frontale contre Ousmane Sonko
Si Thierno Alassane Sall se félicite de l’issue des négociations, il se montre beaucoup plus sévère envers la gestion antérieure du dossier par Ousmane Sonko.
Le leader de la République des valeurs reproche notamment à l’actuel Premier ministre d’avoir, lorsqu’il était déjà à la tête du gouvernement, adopté une attitude qui aurait compliqué les discussions avec le FMI. Selon lui, Sonko aurait voulu défendre les intérêts des Sénégalais, mais cette posture aurait contribué à rendre les négociations plus difficiles.
Cette accusation s’inscrit dans une bataille politique plus large autour de la gestion des finances publiques. Pour le pouvoir, les discussions avec le FMI doivent permettre de rétablir progressivement les équilibres macroéconomiques tout en protégeant les populations vulnérables. Pour ses adversaires, l’urgence actuelle est aussi la conséquence de choix politiques et économiques opérés depuis l’arrivée de la nouvelle équipe au pouvoir.
Au-delà des polémiques, le véritable test sera désormais celui des résultats : capacité à restaurer la crédibilité financière du Sénégal, à contenir le poids de la dette et à traduire les éventuels bénéfices de l’accord en améliorations concrètes pour les citoyens et les entreprises.
Sunuker News Desk























































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