Par La Rédaction : sunuker.net
Le ton change au sommet de l’administration sénégalaise. À l’occasion d’une réunion interministérielle cruciale consacrée à la prévention des inondations, le chef du gouvernement, Mohamed Al Aminou Lô, a tenu à recadrer fermement l’équipe gouvernementale. Refusant le laisser-aller et la culture de l’impunité qui paralysent trop souvent l’efficacité publique, le successeur d’Ousmane Sonko exige désormais une rigueur managériale absolue.
Vers une culture de la responsabilité et de la sanction
Pour le Premier ministre, l’évaluation et la discipline doivent redevenir les piliers du fonctionnement étatique. Il a ouvertement déploré le manque de fermeté des autorités face aux manquements professionnels au sein des ministères :
« Ce que j’ai constaté dans cette administration, c’est l’absence totale de demandes d’explication. Dans le secteur privé d’où je viens, le moindre dysfonctionnement entraîne une demande d’explication. Mesdames et messieurs les ministres, je vous demande d’activer ce levier sans hésitation », a insisté Mohamed Al Aminou Lô.
Cette directive marque une volonté claire d’instaurer une gestion axée sur les résultats, rompant avec les anciennes habitudes de la fonction publique.
Le « Maslaha » pointé du doigt : un coût exorbitant pour le contribuable
Au cœur de cette sortie médiatique se trouve une critique acerbe du concept de « Maslaha », cette propension typiquement sénégalaise au compromis social, souvent détournée pour fermer les yeux sur les dérives.
Le Premier ministre a tenu à rappeler le sens originel de ce terme issu du droit islamique :
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L’esprit initial : En arabe, la Maslaha désigne la recherche exclusive de l’intérêt général et du bien public lorsqu’un vide juridique ou doctrinal se présente.
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La dérive locale : Au Sénégal, le concept est devenu synonyme de complaisance, de passe-droits et de tolérance coupable face aux fautes.
Selon le chef du gouvernement, cette culture du compromis passif « coûte extrêmement cher au peuple sénégalais » et s’avère désormais totalement inadmissible dans le cadre de la modernisation de l’État.
Un signal fort pour la suite du mandat
Cette prise de position intervient dans un contexte politique national particulièrement scruté. Alors que le président Bassirou Diomaye Faye s’attèle à restructurer sa gouvernance à la suite du grand remaniement de mai, les consignes de fermeté du Premier ministre démontrent que la Primature entend exercer un contrôle strict sur l’appareil d’État.
En liant la question technique des inondations à celle de la discipline administrative, le gouvernement envoie un message clair : l’heure est à l’action et à la reddition des comptes, et aucun retard lié à de la négligence ne sera toléré.
Vous pouvez suivre l’actualité des réformes sur le site officiel du Gouvernement du Sénégal.













































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