Présidentielle 2029 : Abdourahmane Diouf met en garde Ousmane Sonko sur son avenir électoral
Par Sunuker News Desk
Le débat sur l’avenir politique d’Ousmane Sonko prend une nouvelle tournure. Le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Abdourahmane Diouf, a estimé que le leader de Pastef pourrait être confronté à de nouvelles difficultés pour se présenter aux prochaines élections présidentielles s’il ne modifie pas sa manière de s’exprimer publiquement.
Invité de Solo Média, le ministre est notamment revenu sur l’absence de Sonko à l’élection présidentielle de 2024. Selon lui, cette situation ne s’expliquait pas par un déficit de popularité, mais par des considérations d’ordre judiciaire et moral.
Le « critère moral » au cœur de son argumentaire
Abdourahmane Diouf considère que la popularité ne constitue pas le seul élément permettant à un responsable politique de briguer la magistrature suprême.
« En politique, il y a aussi le critère moral », a-t-il notamment déclaré, estimant que Sonko disposait d’une base électorale importante mais qu’il n’avait pas satisfait à ce qu’il présente comme cette exigence.
Le ministre a ensuite fait référence aux procédures judiciaires liées aux accusations de diffamation ayant concerné le leader de Pastef. Selon lui, ces antécédents expliquent en partie pourquoi Sonko n’a pas pu être candidat à la présidentielle de 2024.
Il faut toutefois distinguer, sur le plan juridique, les propos politiques de l’analyse d’un responsable politique et les règles précises d’éligibilité : une condamnation ne produit pas automatiquement les mêmes effets selon sa nature, sa qualification et les dispositions du Code électoral applicables.
Une projection sur 2029 et 2034
Abdourahmane Diouf a ensuite étendu son raisonnement aux prochaines échéances électorales.
Il a averti que si Ousmane Sonko poursuivait ce qu’il décrit comme une pratique de diffamation, de nouvelles procédures judiciaires pourraient, selon lui, compromettre sa candidature en 2029, voire en 2034.
« S’il continue comme ça, en 2029, il ne sera pas candidat et, en 2034, il ne sera pas candidat tant qu’il continuera à calomnier », a-t-il affirmé.
Le ministre assure néanmoins qu’il ne s’agit pas, de son côté, d’une menace ou d’une volonté d’empêcher Sonko de participer à une élection. Il estime que d’éventuelles conséquences découleraient plutôt des procédures que pourraient engager les personnes qui s’estimeraient diffamées.
Une déclaration qui intervient dans un contexte politique tendu
Cette sortie intervient alors que les relations entre plusieurs figures du pouvoir sénégalais restent marquées par des désaccords politiques et des échanges de plus en plus vifs.
En évoquant directement les échéances de 2029 et 2034, Abdourahmane Diouf ouvre ainsi un nouveau front dans le débat sur l’avenir politique d’Ousmane Sonko. Mais les conséquences concrètes de telles déclarations dépendront avant tout du droit électoral en vigueur au moment des scrutins et des éventuelles décisions de justice, plutôt que d’une simple déclaration politique.
Pour l’heure, la controverse porte donc autant sur le comportement politique de Sonko que sur les conditions juridiques qui pourraient, ou non, déterminer son éligibilité aux prochaines présidentielles.
Sunuker News Desk

















































Laisser une réponse
View Comments