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Marché pétrolier africain : Stabilité globale de la production en août 2026 malgré un contexte sous tension

Le secteur pétrolier en Afrique demeure sous observation, alors que les producteurs du continent ajustent leur niveau d’extraction aux orientations et quotas fixés par l’OPEP+. D’après les observations récentes publiées par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), les volumes d’approvisionnement des pays africains membres et non-membres affichent des tendances diverses mais globalement maîtrisées.

Premier producteur du continent, le Nigeria a maintenu un niveau d’extraction quasi identique à celui du mois précédent, atteignant 1,51 million de barils par jour au mois d’août 2026. Cette performance place le pays à proximité immédiate de son objectif théorique, avec un écart minime de 0,01 million de barils. De son côté, l’Algérie enregistre une légère progression avec une production de 0,98 million de barils quotidiens, bien qu’elle demeure très légèrement en dessous de sa cible fixée (-0,02 million de barils/jour).

Seule nation africaine dispensée des quotas de restriction de l’OPEP+, la Libye poursuit sa hausse de régime. Son offre est passée de 1,35 million de barils par jour en juillet à 1,4 million de barils par jour en août. Dans le reste de l’Afrique subsaharienne, les données relevées par l’EIA indiquent une évolution mesurée :

  • Congo : 0,26 million de barils par jour

  • Gabon : 0,19 million de barils par jour

  • Guinée équatoriale : 0,04 million de barils par jour

Ces évolutions interviennent dans un marché énergétique mondial particulièrement volatil, fragilisé par le resserrement progressif de l’offre brute et la hausse brutale du coût des carburants au niveau international. Face aux perturbations de la chaîne logistique mondiale, les pays africains non producteurs et dépendants des importations de produits raffinés subissent directement le choc des prix, ce qui alimente les pressions inflationnistes au sein des économies émergentes.

La Rédaction