La région de Kédougou fait face à une situation épidémiologique préoccupante. Déclarée depuis le mois d’août, une épidémie de diphtérie y sévit activement, cumulant désormais 30 cas confirmés et 4 décès. Si la riposte sanitaire s’organise sur plusieurs fronts, la commune de Kédougou s’impose désormais comme le principal épicentre de cette affection bactérienne hautement contagieuse.
Répartition géographique et foyers actifs
D’après les précisions du Dr Niène Seck, directeur régional de la santé, la propagation touche diversement les districts de la région :
- Le district sanitaire de Kédougou regroupe à lui seul 20 cas, dont une forte concentration au sein même de la commune, devenue le cœur névralgique de la transmission.
- Le district de Saraya comptabilise 8 cas, bien qu’aucune nouvelle contamination n’y ait été signalée au cours des quinze derniers jours.
- Le district de Salémata ferme la marche avec 2 cas enregistrés.
Concernant les décès recensés (4 au total), la létalité se répartit équitablement entre Saraya (2 cas) et Kédougou (2 cas). Néanmoins, une lueur d’espoir subsiste : le Centre hospitalier régional de Kédougou ne compte présentement aucun patient hospitalisé pour cette pathologie, témoignant d’une gestion initiale des cas les plus sévères.
Une riposte globale axée sur la gratuité et la prophylaxie
Pour enrayer la propagation du bactérie, les structures sanitaires locales déploient un dispositif d’urgence. La prise en charge médicale des malades est entièrement prise en charge gratuitement dans l’ensemble des postes, centres de santé et à l’hôpital de référence.
Parallèlement, une surveillance rigoureuse des personnes exposées a été mise en place. Les cas contacts bénéficient systématiquement d’un traitement prophylactique (administré sur une période de 7 à 14 jours selon la molécule utilisée) assorti d’un suivi sanitaire rapproché.
Le défi crucial de la vaccination des enfants
Malgré ces efforts, le corps médical insiste sur une réalité incontournable : la vaccination reste le bouclier le plus efficace contre cette maladie évitable, intégrée au Programme élargi de vaccination (PEV).
Sous la houlette des infirmiers-chefs de poste (ICP), une vaste campagne de ratissage a permis de mobiliser les équipes pour vérifier les carnets de santé des enfants de moins de cinq ans et régulariser les schémas vaccinaux incomplets. À ce jour, près de 3 000 enfants ont d’ores et déjà été vaccinés dans toute la région.
Toutefois, un chiffre continue d’alarmer les autorités : plus de 1 000 enfants demeurent non vaccinés, constituant une vulnérabilité majeure pour la communauté. Face à ce constat, la direction régionale de la santé exhorte les parents à faire preuve de vigilance et à se mobiliser massivement pour immuniser leurs progénitures, seule alternative durable pour briser la chaîne de transmission.
Signé : La Rédaction (Sunuker.net)



















































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