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Affaire Pape Cheikh Diallo : la chambre d’accusation rejette la demande de liberté provisoire

Pape Cheikh Diallo, l’artiste Djiby Dramé et le banquier Doudou Lamine Dieng

Affaire Pape Cheikh Diallo : la chambre d’accusation rejette la demande de liberté provisoire

Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et Doudou Lamine Dieng restent en détention. La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar a confirmé la décision du juge d’instruction du tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, qui avait déclaré irrecevables leurs demandes de mise en liberté provisoire. Une nouvelle étape s’ouvre désormais dans cette affaire judiciaire très suivie.

Les trois mis en cause avaient, par l’intermédiaire de leurs avocats, saisi la Cour d’appel pour contester l’ordonnance du juge d’instruction. Ce dernier avait estimé ne plus être compétent pour examiner leurs demandes après avoir rendu, le 7 août 2026, son ordonnance de règlement prévoyant notamment le renvoi d’une partie des inculpés devant le tribunal correctionnel.

La chambre d’accusation, réunie en audience spéciale ce vendredi, a finalement confirmé cette position. Pape Cheikh Diallo, l’artiste Djiby Dramé et le banquier Doudou Lamine Dieng devront donc patienter en détention dans l’attente de la suite de la procédure.

Le dossier toujours suspendu à l’appel du parquet

La situation judiciaire des trois hommes s’inscrit dans une procédure plus large concernant initialement 99 personnes. Le 7 août, le juge d’instruction du premier cabinet de Pikine-Guédiawaye avait rendu une ordonnance de non-lieu partiel et de renvoi devant le tribunal correctionnel. Vingt-huit inculpés avaient bénéficié d’un non-lieu total, tandis que 71 autres avaient été renvoyés devant la juridiction correctionnelle pour des faits qualifiés, dans l’ordonnance, d’association de malfaiteurs et d’actes contre nature.

Le magistrat instructeur avait en revanche écarté les chefs de mise en danger de la vie d’autrui et de transmission volontaire du VIH/Sida, ces qualifications ayant fait l’objet d’un non-lieu dans le cadre de l’ordonnance.

Mais le parquet n’a pas adhéré à cette orientation. Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko, avait requis le renvoi de l’ensemble des inculpés pour les différentes infractions initialement visées. Il a donc interjeté appel de l’ordonnance du juge d’instruction.

Cette procédure d’appel demeure déterminante avant toute programmation définitive du procès au fond. Tant que la juridiction d’appel n’a pas définitivement statué sur le recours du ministère public, le périmètre exact des poursuites reste susceptible d’évoluer.

Une bataille judiciaire loin d’être terminée

La décision de la chambre d’accusation concernant la liberté provisoire ne met donc pas un terme à l’affaire. Elle porte sur la situation immédiate des trois détenus, tandis que le recours du parquet concerne plus largement l’ordonnance rendue par le juge d’instruction.

Les avocats de Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et Doudou Lamine Dieng avaient déjà contesté l’irrecevabilité de leurs demandes de liberté devant la chambre d’accusation. Selon les informations publiées au moment de leur recours, le juge d’instruction avait fondé son refus sur le fait qu’après le renvoi devant le tribunal correctionnel, la question de la mise en liberté relevait désormais de cette juridiction.

L’affaire reste ainsi à un stade procédural. Aucun jugement sur le fond n’a encore établi la culpabilité des personnes renvoyées devant le tribunal correctionnel. Les intéressés bénéficient donc de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision définitive de justice.

Pour Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et Doudou Lamine Dieng, la bataille pour recouvrer la liberté se poursuit donc sur le terrain judiciaire, alors que le dossier principal doit encore franchir l’étape de l’examen de l’appel du parquet avant l’éventuelle tenue du procès.

Sunuker News Desk