Un nouveau drame vient de frapper la route migratoire de l’Atlantique. Selon des informations rapportées par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), un bilan provisoire fait état d’au moins 144 personnes mortes ou portées disparues à la suite du naufrage d’une pirogue au large des côtes mauritaniennes.
Un calvaire de près d’un mois en haute mer
L’embarcation de fortune avait appareillé de Bufalo, en Gambie, avec à son bord des dizaines de candidats à l’émigration clandestine espérant atteindre les îles Canaries (Espagne). Après avoir perdu sa route, la pirogue a dérivé pendant près de 25 jours en plein océan Atlantique avant qu’une opération de secours ne permette d’intervenir le 18 juillet dernier.
Les secours mauritaniens et les équipes d’urgence humanitaire ont pu prendre en charge les rares survivants, exténués et déshydratés après des semaines d’errance sans vivres suffisants.
La route atlantique, une hécatombe continue
Cette nouvelle tragédie illustre une fois de plus la dangerosité extrême de la route de l’Atlantique. Considérée par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) comme l’un des parcours migratoires les plus meurtriers au monde, cette traversée en pirogue depuis les côtes ouest-africaines (Sénégal, Gambie, Mauritanie) expose les passagers à des courants marins violents et à des avaries mortelles.
Malgré le renforcement des contrôles côtiers et les campagnes de sensibilisation, la pression migratoire reste forte, alimentée par des facteurs socio-économiques et le manque de perspectives pour la jeunesse de la région.
Par La Rédaction (Sunuker.net)















































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