Par La Rédaction
La compétition pour la tête des Nations unies prend une nouvelle tournure. Dans une initiative officielle marquée par un revirement stratégique, l’État du Sénégal a formellement acté son soutien à la candidature de son ancien président, Macky Sall, dans la course au Secrétariat général de l’ONU. Cette volte-face diplomatique intervient au lendemain d’une rencontre au sommet au Palais de la République entre le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye et son prédécesseur. Le pouvoir exécutif a désormais engagé son appareil diplomatique pour porter cet engagement au plan international.
Un appui institutionnel clé face aux calculs régionaux
Jusqu’alors portée par le Burundi – qui assure la présidence en exercice de l’Union africaine – la candidature de Macky Sall manquait de l’onction de son pays d’origine, un préalable souvent décisif dans les arcanes de la diplomatie multilatérale. Le ralliement du gouvernement sénégalais lève un obstacle majeur, même si la question d’un parrainage continental unanime reste en suspens.
D’après plusieurs experts du système des Nations unies, obtenir le soutien formel de l’Union africaine n’est pas une obligation juridique incontournable. Une nouvelle démarche auprès de l’institution continentale comporterait même des risques si des réticences persistent, comme celles exprimées plus tôt dans l’année par une vingtaine de pays membres (dont le Nigeria). Ces derniers avaient alors mis en avant le principe de rotation géographique coutumière, souvent favorable au groupe d’Amérique latine et des Caraïbes.
Un échiquier diplomatique sous l’ombre du Conseil de sécurité
Face à cette dynamique, la clé de voûte de l’élection réside dans les choix stratégiques des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni), tous détenteurs du droit de veto.
Macky Sall s’active à multiplier les contacts de haut niveau pour bâtir un consensus à New York :
Un dialogue entamé avec les grandes puissances : L’ancien président sénégalais valorise son expérience à la tête de l’Union africaine (2022-2023) et ses récents entretiens diplomatiques, notamment à Paris et avec le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi.
Une concurrence internationale affichée : D’autres figures de premier plan mènent campagne, notamment l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet ou encore l’Argentin Rafael Grossi, actuel directeur général de l’AIEA.
Les hypothèses de recours : En coulisses, l’éventualité d’une candidature alternative issue du continent africain continue d’alimenter les discussions internationales dans l’hypothèse d’un blocage entre les grandes puissances.
En unissant désormais la voix de Dakar à la diplomatie onusienne, le Sénégal remet au centre des débats un profil d’État exercé au multilatéralisme, à l’approche des consultations décisives au Conseil de sécurité.
Candidate for the role of UN Secretary-General: Michelle Bachelet | Interactive Dialogue Cette vidéo permet de suivre les échanges officiels et les présentations de vision lors des débats organisés à l’ONU pour la succession au Secrétariat général.















































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