Les différentes parties prenantes du processus d’enregistrement des faits d’état civil de la commune de Marsassoum ont pris part, ces deux derniers jours, à un forum populaire en vue de la création d’un fichier fiable, sécurisé et accessible à tous. L’initiative porte les empreintes de l’Agence nationale de l’état civil avec le soutien de l’UNICEF. Des engagements sont pris pour donner corps aux stratégies envisagées sur fond de digitalisation des outils d’enregistrement et d’archivage, rassurent les organisateurs.
Ce forum communautaire de deux jours organisé à Marsassoum est une initiative de l’Agence nationale de l’état civil avec l’appui de l’UNICEF pour accroître la sensibilisation en faveur de l’enregistrement des faits d’état civil mais aussi l’établissement d’un service moderne, fiable, sécurisé et accessible à tous.
Mme Dème Oulèye Demba, spécialiste protection à l’UNICEF, a rappelé la disponibilité de son institution et l’importance des faits d’état civil pour le développement d’un pays : « c’est notre mandat d’accompagner l’Etat du Sénégal et ses structures déconcentrées. L’état civil, c’est le premier droit d’un enfant. Je suis vraiment rassurée de ce que je viens de voir à Marsassoum avec l’engagement de l’équipe municipale, des délégués de quartier et des chefs de village qui ont tous compris leur rôle. Et on ne peut pas parler de développement si on ne connaît pas la population que nous avons », soutient-elle avec ferme conviction.
Le directeur de la formation à l’Agence nationale de l’état civil ajoute que des mécanismes sont en cours pour la digitalisation, la fiabilité et l’accessibilité des fichiers à tous. « Le chef de l’Etat vient de lancer le New deal technologique et l’Agence nationale de l’état civil s’arrime à cette vision du chef de l’État. A ce jour, plus de vingt millions d’actes d’état civil ont été numérisés et indexés et pas moins de quatre cents centres d’état civil connectés au registre national de l’état civil. Et nous sommes en phase de travailler sur plusieurs outils pour la rapidité et la fiabilité des fichiers », a notamment indiqué Ibrahima Etia, le directeur de l’ANEC.
Ce forum a regroupé toutes les parties prenantes et des engagements forts sont pris pour donner corps à cette volonté d’assainir le fichier de l’état civil. Bakoutoubo Diaby, le deuxième adjoint au maire de Marsassoum, a déclaré que des stratégies sont envisagées pour la stabilisation de l’état civil de leur collectivité territoriale. « Ici, à Marsassoum, nous faisons face à plusieurs difficultés liées à l’état civil. Ce sont des citoyens qui ont des attributions multiples d’extrait de naissance, des actes qui figurent ailleurs et pas chez nous à la mairie, des confusions diverses qui datent des premiers moments de la création de l’institution municipale », note-t-il avant de poursuivre. « Nous sommes en train d’élaborer des mécanismes et stratégies de reconstruction de notre état civil. Et nous saluons cette formation offerte par l’ANEC et l’UNICEF pour y arriver ». Des mécanismes de suivi sont également prévus pour accompagner les collectivités à la réalisation de ces défis à la fois soupape de sécurité et outils de développement fiable et durable.
Moussa DRAME

















































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