LIVE
🔴 EN DIRECT : SUNUKER FM • Cliquez sur "ÉCOUTER EN DIRECT" pour suivre nos émissions en temps réel • 🇸🇳 Actualités du Sénégal • 🌍 Actualités Internationales • 🎙️ Débats • 🎤 Interviews Exclusives • ⚽ Sport • 🎵 Musique • 📻 La radio de votre communauté disponible 24h/24 et 7j/7 • 🔥 Ne manquez aucune information importante •

Paul Biya de retour au Cameroun après 74 jours d’absence : un retour qui relance les interrogations sur le pouvoir à Yaoundé

Paul Biya de retour au Cameroun après 74 jours d’absence : un retour qui relance les interrogations sur le pouvoir à Yaoundé

Paul Biya de retour au Cameroun après 74 jours d’absence : un retour qui relance les interrogations sur le pouvoir à Yaoundé

YAOUNDÉ — Le président camerounais Paul Biya a regagné Yaoundé ce jeudi 20 août, mettant fin à une absence de plus de dix semaines qui avait suscité de nombreuses interrogations sur son état de santé, son exercice du pouvoir et les perspectives de succession à la tête du Cameroun. Âgé de 93 ans, le chef de l’État, au pouvoir depuis 1982, reste le plus vieux président en exercice au monde.

Selon des journalistes présents sur place, Paul Biya est arrivé à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen en provenance de Genève, où il séjournait depuis le 7 juin. Son départ avait été officiellement présenté par la présidence camerounaise comme un « court séjour privé en Europe », effectué en compagnie de son épouse, Chantal Biya.

Mais ce séjour, qui devait initialement être de courte durée, s’est finalement prolongé pendant 74 jours. Cette absence exceptionnellement longue a alimenté les spéculations sur la santé du président et ravivé les critiques concernant la capacité des institutions camerounaises à fonctionner normalement lorsque le chef de l’État demeure éloigné du pays.

À son arrivée, Paul Biya a été accueilli par des sympathisants de son parti, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), massés le long de certains axes de la capitale. Le président a quitté l’aéroport à bord de son cortège officiel en direction du palais de l’Unité, saluant la foule à travers la fenêtre entrouverte de son véhicule.

Cette apparition publique intervient après plusieurs semaines durant lesquelles l’absence du président avait occupé une place centrale dans le débat politique camerounais. Des voix de l’opposition avaient demandé davantage de clarté sur la situation au sommet de l’État, certains responsables allant jusqu’à évoquer la question d’une éventuelle vacance du pouvoir.

Le contexte institutionnel renforce ces interrogations. Le Cameroun a récemment réintroduit la fonction de vice-président, mais celle-ci demeure vacante, tandis que la Constitution prévoit un mécanisme de succession en cas de vacance de la présidence. Cette situation avait nourri les inquiétudes autour de la continuité de l’État alors que Paul Biya était absent du territoire national.

Pour autant, le retour du président à Yaoundé met fin aux spéculations les plus immédiates sur son absence, sans pour autant effacer les interrogations de fond. Après plus de quatre décennies au pouvoir, Paul Biya entame son huitième mandat dans un pays confronté à d’importants défis politiques, économiques et sécuritaires.

Son retour devrait donc être scruté avec attention dans les prochains jours, notamment à travers son agenda officiel, ses éventuelles apparitions publiques et les décisions qu’il pourrait prendre après cette longue période passée à l’étranger.

La présidence camerounaise avait, dès le départ, insisté sur le caractère privé du séjour européen. Le communiqué publié le 7 juin précisait que le chef de l’État avait quitté Yaoundé accompagné de son épouse ainsi que de plusieurs responsables de son cabinet et de son protocole.

Le retour de Paul Biya constitue ainsi un moment politique important pour le Cameroun. Au-delà des images de son arrivée et de l’accueil de ses partisans, c’est désormais la reprise effective de l’activité présidentielle qui sera observée, dans un pays où la question de la gouvernance et de la succession demeure plus que jamais au cœur du débat public.

Sunuker News Desk