Face à la complexification croissante des enjeux juridiques contemporains et à la mondialisation du droit, le Sénégal renforce son arsenal de formation. Le Centre de Formation Judiciaire (CFJ) et la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ont officiellement scellé une alliance stratégique ce mercredi 1er juillet 2026 dans la capitale sénégalaise.
Cet accord spécifique donne naissance à deux programmes d’excellence : un Master en Justice pénale internationale et un Master en Protection des personnes vulnérables et de l’enfance. Cette synergie ambitionne de doter les magistrats et les praticiens du droit de compétences de pointe pour répondre aux standards d’une justice moderne et d’affirmer le leadership juridique du Sénégal sur la scène internationale.
Une réponse lucide aux mutations du droit mondial
Pour le Directeur Général du CFJ, le magistrat Souleymane Teliko, le lancement de ces deux filières spécialisées découle d’une analyse rigoureuse des besoins pressants du système judiciaire.
« La justice contemporaine exige des professionnels capables de naviguer entre le droit interne et les instruments internationaux, de comprendre les mécanismes de répression des crimes les plus graves, mais aussi de protéger les personnes en situation de vulnérabilité avec la rigueur que commande l’État de droit », a-t-il souligné.
Le patron du CFJ a mis en avant la complémentarité historique entre les deux entités : le CFJ forge les praticiens de terrain tandis que la FSJP structure la pensée des théoriciens du droit. En unissant leurs forces, elles créent un profil de juriste complet, alliant haute maîtrise scientifique et pragmatisme face aux réalités concrètes. Souleymane Teliko y voit également un enjeu de souveraineté intellectuelle : former cette élite localement permet au Sénégal de peser directement dans l’élaboration des futures normes juridiques mondiales.
L’excellence académique au service de la cité
De son côté, le Recteur de l’UCAD, le Professeur Alioune Badara Kandji, s’est félicité de cette co-diplomation qui va stimuler la recherche scientifique, intensifier les publications conjointes et dynamiser l’animation académique.
Selon le Recteur, cette ouverture est devenue incontournable face aux attentes légitimes des justiciables et aux bouleversements technologiques qui redéfinissent la pratique du droit. Il a plaidé pour que ce pont entre l’université et le monde professionnel devienne un modèle durable, garant de formations exigeantes et connectées aux réalités du XXIe siècle.
Grâce à ces deux nouveaux cursus, le Sénégal confirme sa volonté de s’ériger en pôle africain de référence pour la formation juridique spécialisée, garantissant une protection renforcée des droits humains et des mineurs.
La Redaction : subuker.net
















































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