Mbour, le 22 juillet 2026 — Une banale querelle autour de la récolte familiale s’est transformée en cauchemar judiciaire. Un étudiant de 23 ans, A. A. Diouf, a été condamné par le tribunal d’instance à six mois de prison avec sursis pour s’être violemment pris à son propre père, le laissant grièvement blessé.
La genèse du conflit : une récolte d’oseille contestée
D’après les informations rapportées par L’Observateur, les faits remontent au 8 juillet dernier à Mbour. Une violente dispute a éclaté entre le jeune homme et son père, B. Diouf, au sujet de la vente de leur production de feuilles d’oseille.
Le désaccord a pris une tournure conflictuelle lorsque le père a accepté de céder la récolte à un client proposant un tarif au rabais. N’acceptant pas ce choix — d’autant qu’il prétendait avoir trouvé un acheteur plus offrant —, le fils a exigé de partager la production en deux. Face au refus catégorique de son géniteur, le ton est rapidement monté, basculant des insultes aux coups.
Une agression d’une grande violence
Hors de lui, l’étudiant s’est acharné sur son père, le rouant de coups de poing et le défigurant grièvement. Il a fallu l’intervention in extremis des riverains pour stopper le déchaînement de violence. La victime, sérieusement touchée, a dû être évacuée en urgence au centre de santé de Sandiara, s’en tirant avec une incapacité temporaire de travail (ITT) de 10 jours, avant de déposer une plainte officielle à la brigade de gendarmerie de Fissel.
Un climat familial lourd et sans remords
À la barre du tribunal, le père est revenu sur la détérioration profonde de leurs relations. Visiblement traumatisé, il a confié vivre dans la peur, allant jusqu’à accuser son fils d’avoir tenté attenté à sa vie à deux reprises par le passé. Il a supplié la justice d’ordonner l’expulsion du jeune homme du domicile familial pour sa propre sécurité.
De son côté, le prévenu a reconnu les actes qui lui sont reprochés, mais sans exprimer le moindre regret. Il a cherché à justifier son accès de colère en affirmant que son père avait « fait main basse » sur le fruit de leur labeur, tout en invoquant une frustration personnelle liée à son retour forcé au bercail après le divorce de ses parents.
Malgré les réquisitions du procureur qui réclamait l’application stricte de la loi, le tribunal a finalement opté pour une peine de six mois de prison assortie du sursis.
Par La Rédaction
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