Diffamation présumée : Aïssatou Diop Fall et Bachir Fofana poursuivis, Cheikh Guèye réclame 500 millions de FCFA
La journaliste Aïssatou Diop Fall, le chroniqueur Bachir Fofana et la chaîne YouTube Publicsn TV devront de nouveau comparaître devant le tribunal correctionnel de Dakar dans une affaire de diffamation présumée. L’audience, initialement évoquée le 9 juillet 2026, a été renvoyée au 22 octobre 2026 pour les plaidoiries.
À l’origine de cette procédure figure Cheikh Guèye, directeur général de la société Technologie Consulting Service (TCS), qui estime avoir été diffamé à la suite de propos tenus lors de l’émission « Round Up », diffusée sur la chaîne YouTube Publicsn TV.
Des propos contestés
Selon la citation directe déposée devant le tribunal, Cheikh Guèye reproche aux prévenus d’avoir affirmé publiquement qu’il aurait obtenu un marché public de fourniture de véhicules automobiles alors qu’il ne disposerait pas de la qualité de concessionnaire automobile et qu’il se serait contenté d’apposer son nom sur ce marché.
Le plaignant conteste catégoriquement ces affirmations. Il soutient n’avoir jamais participé à la procédure d’attribution du marché évoqué, ni présenté d’offre, affirmant qu’il n’avait même pas connaissance de cette consultation.
Estimant que ces déclarations ont porté atteinte à son honneur, à sa réputation professionnelle et à l’image de son entreprise, il a décidé de saisir la justice.
Une importante demande de réparation
Dans le cadre de cette procédure, Cheikh Guèye demande au tribunal de reconnaître la responsabilité pénale des personnes poursuivies pour les infractions de diffamation et de complicité, selon les qualifications retenues dans sa plainte.
À titre de réparation civile, il sollicite la condamnation solidaire d’Aïssatou Diop Fall, de Bachir Fofana ainsi que de la chaîne Publicsn TV, citée en qualité de civilement responsable, au paiement de 500 millions de francs CFA de dommages et intérêts.
Le plaignant demande également que le jugement à intervenir soit publié dans plusieurs quotidiens nationaux, notamment Le Soleil, Sud Quotidien, Walfadjri et L’Observateur. Il sollicite en outre une astreinte d’un million de francs CFA par jour de retard en cas d’inexécution de la décision.
Des débats attendus en octobre
L’audience du 9 juillet s’est limitée à l’évocation du dossier, sans examen du fond. Le tribunal correctionnel de Dakar a décidé de renvoyer l’affaire au 22 octobre 2026, date à laquelle les avocats des différentes parties présenteront leurs plaidoiries.
À cette occasion, la défense aura l’opportunité de répondre aux accusations formulées par le plaignant et de faire valoir ses arguments devant la juridiction.
En attendant l’issue de cette procédure, les personnes poursuivies bénéficient pleinement de la présomption d’innocence, conformément aux principes fondamentaux du droit. Il appartiendra au tribunal de déterminer si les propos incriminés relèvent de la diffamation au sens de la loi ou s’inscrivent dans l’exercice de la liberté d’expression et du débat public.
La Rédaction de Sunuker News Desk















































Laisser une réponse
View Comments