En situation d’irrégularité à Dakar depuis 11 ans déjà, des réfugiés Ivoiriens, Libériens, Centrafricains, Sierra-Léonais au nombre de 18 personnes ont saisi la balle au rebond, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des réfugiés, pour inviter le président de la République du Sénégal, Macky Sall, par ailleurs président en exercice de l’Union africain (UA) à diligenter une enquête par rapport à leur situation.
Ils sont des hommes, des femmes, et des enfants sous contrainte juridique qui interpellent le président de la République du Sénégal, Maccky Sall, non moins président en exercice de l’Union africain et le ministre de l’intérieur Antoine Félix Diom.
« Nous avons écrit une lettre au ministre de l’intérieur pour qu’il puisse comprendre ce qui se passe sur son territoire ». Quant au président de l’Union africaine (Ua), il dit ceci : « Si les africains viennent à prendre le risque de traverser l’océan, c’est parce qu’ils sont mal accueillis dans leur continent. Donc, nous demandons au Pr de la République du Sénégal, et président en exercice de l’Ua d’enquêter sur notre situation. Depuis dix ans cette situation ne bouge pas et nous lui demandons solennellement d’enquêter ».
En situation irrégulière depuis fort longtemps, ces réfugiés peinent à trouver des documents légaux auprès de la représentante du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr), Monique Ekoko. « Nous sommes arrivés en territoire Sénégalais sous contrainte en qualité de réfugiés reconnus dans un autre territoire et dans l’espoir de voir le Hcr traiter nos dossiers légalement. Mais celui-ci nous a délibérément renvoyé à l’Etat Sénégalais pour commencer la procédure d’asile. Alors que nous sommes déjà reconnus et l’Etat Sénégalais, certes a retardé les choses mais nous le comprenons bien, parce que nous étions déjà reçus de pays conventionnés des papiers », regrette Loua Diomande, réfugié Ivoirien en territoire Sénégalais depuis 10 ans.
Estimant que c’est la responsabilité entière du Hcr qui est engagée, il dira : « Le Hcr a reçu le mandat de protéger une personne de deuxième mouvement. Mais, pour nous écarter, le Hcr s’est permis de nous mettre en rapport avec l’Etat Sénégalais qui ne peut pas se permettre de nous donner des documents parce que nous avons déjà été reconnus », déplore leur porte-parole du jour.
A la question de savoir si le Hcr les a reçus, il confirme : « Le 23 septembre 2021, nous avons été reçus par la représentante Monique Ekoko. Mais, je peux dire qu’elle nous a intimidé en nous ordonnant de déguerpir de la devanture des locaux de son bureau ».
Quelques jours après, « elle a mis en exécution son intimidation », a-t-il expliqué. Pour ce qui est de leurs conditions de vie, il dit ceci : « Personnellement, tous les jours, je me rends à l’université pour nourrir ma famille. Il y a également des Sénégalais de bonne volonté autour de nous qui font des gestes de charité ». Relativement à leur assistance sociale, il salue la Caritas qui ne ménage aucun effort pour les accompagner. Il ajoute : « Seule la Caritas nous vienne en aide ».
JEAN PIERRE MALOU














































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