Des centaines de partisans de l’ex-président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro ont envahi ce dimanche 8 janvier les principaux lieux de pouvoir à Brasilia.
Rassemblés pour une manifestation devant le Congrès brésilien, des centaines de partisans de l’ex-président Jair Bolsonaro ont envahi l’édifice, mais également le palais présidentiel et la Cour suprême, faisant beaucoup de dégâts, selon des images circulant sur les réseaux sociaux. La police a utilisé des bombes lacrymogènes pour tenter de les repousser. Les dégâts semblent considérables, dans ces bâtiments qui sont des trésors de l’architecture moderne et regorgent d’œuvres d’art.
Por @Basiliarodri: Manifestantes bolsonaristas invadiram a Esplanada em Brasíla na tarde deste domingo (8). Governo Lula avalia que houve demora nas equipes de segurança do Distrito Federal #CNNBrasil360 pic.twitter.com/ya5oyP6kWI
— CNN Brasil (@CNNBrasil) January 8, 2023
Ces événements surviennent une semaine après l’investiture du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva. Le chef de l’État, 77 ans, était absent de Brasilia : il s’est rendu à Araraquara, ville de l’Etat de Sao Paulo (sud-est) dévastée par des inondations en fin d’année.
Terroristas invadem o Supremo Tribunal Federal e depredam tudo. Também invadem o Palácio do Planalto e o Congresso. É evidente o envolvimento do Governo do Distrito Federal na destruição da Capital do Brasil. Todos tem que ser punidos.pic.twitter.com/68xrD41kLO
— ERIKA HILTON 🚩 🇧🇷 (@ErikakHilton) January 8, 2023
Des images qui rappellent l’invasion du Capitole
La zone près de la Place des trois pouvoirs, où se côtoient le Palais présidentiel de Planalto, la Cour suprême et le Congrès, avait été pourtant bouclée par les autorités, mais les bolsonaristes qui refusent d’accepter l’élection de Lula sont parvenus à rompre les cordons de sécurité. Plusieurs dizaines d’entre eux sont d’abord parvenus à monter sur la rampe de ce bâtiment à l’architecture moderne pour en occuper le toit. Les forces de l’ordre ont opposé peu de résistances et paraissaient totalement débordées face à des manifestants semblant très bien organisés.
« Cette tentative absurde d’imposer la volonté par la force ne prévaudra pas », a averti le nouveau ministre de la Justice Flavo Dino, sur Twitter. La présidente du parti des Travailleurs de Lula Gleisi Hoffman accuse de son côté le gouvernement local de Brasilia d’être responsable d’un « crime annoncé contre la démocratie ».
Les images impressionnantes, rappelant l’invasion du Capitole aux États-Unis, montrent une véritable marée humaine affluer vers le Congrès. Celui-ci regroupe dans un même bâtiment la chambre des députés et le Sénat. Des manifestants sont apparus sur le toit, mais aussi sur toutes les pelouses attenantes, y compris celle du palais présidentiel de Planalto.
Des bolsonaristes manifestaient déjà devant des casernes militaires depuis la défaite de peu du président sortant d’extrême droite face à Lula le 30 octobre. Ils réclamaient l’intervention de l’armée pour empêcher ce dernier de revenir au pouvoir pour un troisième mandat, après ceux de 2003 à 2010. Certains d’entre eux ont également bloqué des axes routiers pendant plus d’une semaine après l’élection.
Jair Bolsonaro, qui n’a jamais félicité Lula de son élection et a boudé son investiture, a quitté le Brésil deux jours avant la fin de son mandat et se trouve en Floride, aux États-Unis. L’investiture s’est déroulée le 1er janvier à Brasilia sans incident majeur, en présence de dizaines de milliers de partisans de Lula.
(Avec AFP)

















































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