Ătats-Unis : 22 SĂ©nĂ©galais ciblĂ©s par la politique dâexpulsions renforcĂ©e de lâadministration Trump
Lâadministration amĂ©ricaine a actualisĂ© une liste de migrants en situation irrĂ©guliĂšre considĂ©rĂ©s comme particuliĂšrement dangereux. Vingt-deux ressortissants sĂ©nĂ©galais y figureraient, dans le cadre du durcissement de la politique migratoire de Washington. Leur inscription ne constitue toutefois pas, Ă elle seule, une dĂ©cision judiciaire Ă©tablissant leur culpabilitĂ©.
La politique migratoire amĂ©ricaine connaĂźt un nouveau durcissement sous lâadministration de Donald Trump. Les services amĂ©ricains de lâimmigration ont rĂ©cemment actualisĂ© une liste prĂ©sentĂ©e sous lâappellation « US Worst of the Worst », qui regroupe, selon les autoritĂ©s amĂ©ricaines, des migrants en situation irrĂ©guliĂšre considĂ©rĂ©s comme particuliĂšrement dangereux.
DâaprĂšs les informations rapportĂ©es par le mĂ©dia citĂ© dans le document source, 22 ressortissants sĂ©nĂ©galais figurent sur cette liste. Les personnes concernĂ©es seraient associĂ©es Ă des faits criminels graves tels que des violences sexuelles, des enlĂšvements ou encore des vols.
Une liste dominée par plusieurs pays ouest-africains
Le SĂ©nĂ©gal nâest pas le pays le plus reprĂ©sentĂ© dans cette classification. Le Nigeria arrive largement en tĂȘte avec 134 ressortissants, devant le Liberia avec 111 et le Ghana avec 44. Le Cap-Vert compte 26 personnes, tandis que la CĂŽte dâIvoire et la Gambie en comptent chacune 15.
Ces chiffres donnent une idĂ©e de lâampleur de la campagne amĂ©ricaine visant certains migrants africains en situation irrĂ©guliĂšre. Mais ils doivent ĂȘtre interprĂ©tĂ©s avec prudence : ĂȘtre inscrit sur une liste administrative ne signifie pas nĂ©cessairement avoir Ă©tĂ© dĂ©finitivement condamnĂ© pour les faits Ă©voquĂ©s. Les suites dĂ©pendent notamment du statut migratoire et de la situation judiciaire de chaque personne.
Washington renforce Ă©galement sa coopĂ©ration avec lâAfrique
ParallĂšlement aux opĂ©rations de contrĂŽle et dâexpulsion, les Ătats-Unis cherchent Ă conclure des accords avec certains pays africains afin de faciliter lâaccueil de personnes expulsĂ©es du territoire amĂ©ricain.
Un accord conclu avec la Sierra Leone prĂ©voit notamment lâaccueil de ressortissants de la CEDEAO expulsĂ©s des Ătats-Unis, dans une limite annoncĂ©e de 300 personnes par an. Le premier vol liĂ© Ă ce mĂ©canisme est arrivĂ© Ă Freetown en mai 2026, avec neuf migrants originaires notamment du SĂ©nĂ©gal, du Ghana, de la GuinĂ©e et du Nigeria.
Cette évolution illustre une nouvelle dimension de la politique migratoire américaine : au-delà des arrestations et expulsions, Washington cherche aussi à organiser des mécanismes de coopération avec des pays tiers pour faciliter le retour ou la prise en charge de certains migrants.
Une vigilance particuliÚre pour les familles sénégalaises
Pour les ressortissants sĂ©nĂ©galais concernĂ©s, lâenjeu est dĂ©sormais essentiellement individuel. Leur situation administrative, lâexistence Ă©ventuelle d’une procĂ©dure judiciaire, leurs antĂ©cĂ©dents et les dĂ©cisions des autoritĂ©s amĂ©ricaines dĂ©termineront les Ă©ventuelles mesures prises Ă leur encontre.
Le DĂ©partement amĂ©ricain de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure a par ailleurs annoncĂ© de nouvelles opĂ©rations dâexpulsion visant des migrants en situation irrĂ©guliĂšre, notamment des personnes condamnĂ©es ou poursuivies pour des faits tels que la mise en danger dâenfants, lâenlĂšvement ou le vol.
Pour le SĂ©nĂ©gal, cette affaire rappelle surtout lâimportance dâune information prĂ©cise et vĂ©rifiĂ©e lorsquâil est question dâexpulsions et dâaccusations pĂ©nales. Une inscription sur une liste administrative ne doit pas ĂȘtre assimilĂ©e automatiquement Ă une condamnation dĂ©finitive.
Sunuker News Desk
















































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