Le phénomène de l’émigration clandestine continue de jeter une ombre lourde sur la jeunesse sénégalaise. Entre le 2 et le 4 octobre 2026, trois embarcations de fortune transportant au total 190 ressortissants sénégalais ont accosté à Dakhla, dans le sud du Maroc.
Selon les informations rapportées par l’Agence de presse sénégalaise (APS), ce groupe est particulièrement marqué par la présence d’une soixantaine d’enfants mineurs, aux côtés d’une femme. Cette forte proportion de mineurs à bord de pirogues met en lumière une situation de plus en plus préoccupante, certains jeunes ayant pris la mer aux côtés de proches parents, tels que leurs pères, oncles ou frères.
D’après les témoignages recueillis auprès des rescapés, ces trois pirogues avaient quitté les côtes gambiennes ainsi que la ville septentrionale de Saint-Louis, avec l’espoir d’atteindre les côtes espagnoles. Face à l’échec de leur périple en mer, ces migrants se retrouvent aujourd’hui pris en charge dans les centres d’accueil de la région, notamment à Bir-Guindouz et à Al Argoub, où l’on dénombre actuellement près de 300 candidats sénégalais à l’aventure migratoire.
Cette situation illustre la recrudescence des départs irréguliers enregistrée depuis les littoraux sénégalais et gambiens au cours des mois d’août et de septembre. Parallèlement, les autorités et les forces de sécurité intensifient la lutte contre les réseaux de passeurs : plusieurs tentatives de départ au départ du littoral marocain ont été mises en échec récemment, menant à l’interpellation d’une trentaine d’organisateurs et de capitaines d’embarcations, parmi lesquels figurent des citoyens sénégalais.
La Rédaction : sunuker.com

















































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