Dakar – La traque contre les violences numériques et le cyberharcèlement continue de porter ses fruits. La Division Spéciale de Cybercriminalité (DSC) vient de mettre hors d’état de nuire un jeune commerçant, accusé d’avoir fait vivre un véritable cauchemar à son ancienne compagne, qui n’est autre qu’une fonctionnaire de police.
L’affaire illustre une nouvelle fois les dérives liées à l’utilisation des applications de messagerie. P. A. Dieng, un commerçant âgé de 27 ans, n’aurait visiblement pas supporté que la page soit définitivement tournée avec son ex-petite amie, identifiée par les initiales D. M.
Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, le mis en cause aurait tenté de raviver la flamme de leur relation après avoir constaté un rappel de paiement. Face au refus catégorique de la policière, l’homme aurait perdu tout contrôle, basculant dans un cycle de violence psychologique acharné.
Des notes vocales accablantes sur WhatsApp
Incapable d’accepter cette fin de non-recevoir, le commerçant a adopté une posture agressive. L’arme choisie : l’application WhatsApp. Le suspect a littéralement bombardé la fonctionnaire de police de notes vocales. La plainte déposée par la victime révèle un déferlement d’injures non publiques, de tentatives de chantage et, fait plus alarmant, de menaces de mort.
Auditionnée, la policière a pu fournir aux limiers de la DSC les preuves numériques confirmant l’ampleur du harcèlement subi.
La rigueur de la loi face aux délits numériques
Saisie du dossier, la Division Spéciale de Cybercriminalité — une unité d’élite réputée pour sa réactivité face aux délits commis via les réseaux sociaux et internet au Sénégal — n’a pas tardé à agir. P. A. Dieng a été interpellé puis formellement déféré au parquet la semaine dernière.
Il fera face à plusieurs chefs d’inculpation, dont les menaces de mort, le chantage et les injures. Il convient de rappeler que, conformément à la loi sénégalaise sur la cybercriminalité, le harcèlement en ligne et le chantage numérique sont des délits passibles de lourdes peines de prison et d’amendes. L’enquête judiciaire en cours se chargera désormais de faire toute la lumière sur ces agissements, rappelant que l’anonymat ou l’intimité d’un smartphone ne protège nullement des sanctions pénales.
La Rédaction / Sunuker.net















































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