LIVE
🔴 EN DIRECT : SUNUKER FM • Cliquez sur "ÉCOUTER EN DIRECT" pour suivre nos émissions en temps réel • 🇸🇳 Actualités du Sénégal • 🌍 Actualités Internationales • 🎙️ Débats • 🎤 Interviews Exclusives • ⚽ Sport • 🎵 Musique • 📻 La radio de votre communauté disponible 24h/24 et 7j/7 • 🔥 Ne manquez aucune information importante •

Course au secrétariat général de l’ONU : Le soutien tardif de Dakar peine à relancer un Macky Sall en difficulté

Le 20 juillet 2026, après plusieurs mois de tergiversations, le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye a officiellement accordé la caution du Sénégal à la candidature de son prédécesseur, Macky Sall, pour le poste hautement stratégique de Secrétaire général de l’ONU. Un feu vert qui s’avère toutefois insuffisant pour l’instant. Lors du premier vote indicatif du Conseil de sécurité organisé le 30 juillet, l’ex-président sénégalais n’a recueilli que 6 voix d’encouragement de la part des 15 membres, contre 7 votes défavorables et 2 abstentions.

Un appui institutionnel jugé hors délai et clivant

Pour Carlos Lopes, ancien secrétaire exécutif de la Commission économique de l’ONU pour l’Afrique, cette validation présidentielle intervient avec un temps de retard préjudiciable. Interrogé par RFI ce 5 août, le Professeur Lopes estime que ce ralliement in extremis ne masque pas les lourdes divisions internes au Sénégal. En effet, la démarche de l’ancien président suscite une vive levée de boucliers au niveau national, incarnée notamment par le Collectif des victimes de Macky Sall, qui pointe du doigt le climat de forte tension politique et les multiples arrestations survenues sous sa gouvernance entre 2021 et 2024.

Une dynamique africaine à la traîne

Si la candidature de Macky Sall se voulait être celle du continent, avec un dépôt initialement assuré par le Burundi (président en exercice de l’Union africaine) en mars 2026 et une présentation officielle de sa vision le 22 avril à New York, le consensus s’effrite largement. Carlos Lopes juge la mobilisation des pays africains encore opposants au projet « procéduralement » et « politiquement » hors de portée à ce stade de l’élection.

L’autre candidat africain, le diplomate ougandais de 75 ans Olara Otunnu, n’est pas mieux loti : entré dans la course de façon tout aussi tardive, il clôture le classement de ce premier vote consultatif avec de maigres résultats (2 voix favorables, 5 défavorables, 8 abstentions). Des scores qui, selon les analystes, ne font que confirmer les carences de l’offre politique africaine pour ce scrutin.

Le temps de l’Amérique latine et des femmes

Sur le plan géopolitique, l’échiquier semble s’aligner autour d’une double exigence internationale : instaurer une véritable alternance géographique et franchir le pas de l’égalité des genres. N’ayant pas dirigé l’institution depuis de nombreuses décennies, l’Amérique latine et les Caraïbes capitalisent sur cette aspiration historique en poussant de fortes candidatures féminines, à l’image de la participation de l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet.

Cette forte tendance s’est imposée sans appel lors de la consultation du 30 juillet. La Costaricaine Rebeca Grynspan a pris la tête des suffrages avec 10 votes favorables, suivie de près par la Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett (9 votes). Une domination qui illustre clairement la volonté de la communauté internationale d’aboutir à la nomination historique de la première femme à la tête de l’Organisation des Nations Unies.

La Rédaction / sunuker.com