L’ancienne garde des Sceaux, ministre de la Justice, Yassine Fall, s’est longuement expliquée sur son retrait de la nouvelle équipe gouvernementale formée par le président Bassirou Diomaye Faye. Invitée de l’émission Entretien spécial sur la chaîne Walf TV, cette figure de proue de Pastef a révélé avoir délibérément décliné les propositions du chef de l’État, dénonçant au passage un manque de considération envers la formation politique qui a porté le régime au pouvoir.
Une consultation jugée « de pure forme »
Alors que la nouvelle architecture gouvernementale consacre le départ de plusieurs piliers de la première heure de Pastef, Yassine Fall a tenu à clarifier les circonstances de son éviction volontaire. Approchée par les émissaires du palais, l’ex-ministre affirme avoir opposé un refus catégorique à toute reconduite :
« Des discussions ont bien été engagées avec moi au sujet de la nouvelle équipe, mais j’ai refusé d’y prendre part. J’ai rappelé mes principes : mon engagement au sein de ce gouvernement découlait d’un projet commun mené avec Pastef pour bâtir un Sénégal souverain et juste. C’est un combat de longue haleine que nous avons partagé face à l’adversité. »
Pour la responsable politique, la démarche adoptée viole les règles élémentaires de la vie partisane. Selon elle, un parti qui gagne des élections doit gouverner de concert avec ses structures, et tout bouleversement de l’attelage ministériel aurait dû faire l’objet d’une large concertation en interne plutôt que d’initiatives isolées.
Solidaire d’Ousmane Sonko
Yassine Fall est également revenue sur son bilan au ministère de la Justice, un poste qu’elle qualifie de particulièrement éprouvant. Consciente que sa rigueur et sa méthode de travail ne jouaient pas en sa faveur pour un maintien, elle confie qu’elle n’effleurait de toute façon aucun espoir quant à son avenir à la Place Washington.
La raison profonde de son refus reste cependant liée au sort réservé à l’ex-Premier ministre. Elle estime que la mise à l’écart brutale du leader des Patriotes a brisé le pacte de confiance :
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Une rupture de principe : L’ancienne ministre juge le limogeage d’Ousmane Sonko totalement injustifié.
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Une question de loyauté : Elle affirme qu’il lui était moralement impossible de siéger au sein d’un exécutif ayant évincé le chef naturel de sa propre coalition de cette manière.
Ce grand déballage médiatique confirme la fracture désormais ouverte au sein de l’ancienne coalition présidentielle et pose la question de la cohésion future de la majorité à l’Assemblée nationale.
Auteur : sunuker.net













































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