La Côte d’Ivoire traverse une crise humanitaire et environnementale majeure. Depuis le lancement officiel de la saison des pluies à la mi-mai, des précipitations d’une intensité exceptionnelle se sont abattues sur le territoire ivoirien. Ce mercredi, à l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a dressé un bilan particulièrement lourd et alarmant : 59 personnes ont déjà perdu la vie dans des inondations dévastatrices et des glissements de terrain.
Abidjan sous les eaux : La problématique des zones à risques
La capitale économique, Abidjan, qui concentre plus de 6 millions d’habitants, subit de plein fouet ces intempéries récurrentes. L’urbanisation galopante de la métropole a favorisé la prolifération de constructions précaires et informelles au flanc des collines ou dans des cuvettes naturelles hautement inondables.
La journée du lundi a été marquée par des trombes d’eau d’une violence rare, submergeant plusieurs artères principales et quartiers résidentiels de la ville. Face à cette urgence, les autorités ivoiriennes mènent depuis quelques années des opérations massives de libération des voies publiques et de démolition de quartiers d’habitat spontané, communément appelées « déguerpissements ».
Selon le gouvernement, ces évacuations, bien que parfois contestées pour leur fermeté, sauvent des vies. Le ministre Amadou Coulibaly a notamment insisté sur un fait marquant :
« Il est à noter que nous n’avons connu aucune victime dans les zones identifiées comme étant à risque, et dont les populations ont respecté les consignes de sécurité du gouvernement et accepté de se déplacer. »
Attécoubé au cœur du drame : Le danger des réinstallations
Le point noir de ce début de saison se situe à Attécoubé, une commune populaire et escarpée située dans l’ouest d’Abidjan. Cette localité déplore à elle seule une vingtaine de décès. Le drame s’explique principalement par le retour clandestin de certaines populations sur des sites dangereux et instables qui avaient pourtant fait l’objet de démolitions préventives par le passé.
Alors que les services météorologiques annoncent la poursuite de conditions climatiques instables et de fortes perturbations, le gouvernement ivoirien a réitéré ses appels à la vigilance maximale et invite les populations vivant dans les zones à risques à évacuer d’urgence les périmètres menacés.
La Rédaction : sunuker.net
















































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