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Nouvelle Constitution : Seydina Oumar Touré appelle à la sagesse et met en garde contre une réforme sans consensus national

Nouvelle Constitution : Seydina Oumar Touré appelle à la sagesse et met en garde contre une réforme sans consensus national

Le débat sur la réforme constitutionnelle continue d’animer la scène politique sénégalaise. Alors que les discussions se multiplient autour de la révision de la Loi fondamentale, le directeur général de l’Agence de sécurité et de proximité (ASP), Seydina Oumar Touré, plaide pour une démarche fondée sur le dialogue, la concertation et la recherche d’un large consensus afin de préserver la stabilité institutionnelle et la paix sociale.

Dans une déclaration rendue publique, le responsable de l’ASP estime que toute réforme touchant à la Constitution mérite un traitement dépassionné et inclusif. Selon lui, l’histoire politique du Sénégal démontre que les grandes avancées institutionnelles ont toujours été obtenues grâce au dialogue entre les différentes composantes de la Nation plutôt que par la confrontation.

Revenant sur une prise de position qu’il avait déjà exprimée le 20 mai 2026, Seydina Oumar Touré rappelle que « chaque étape importante de l’histoire du Sénégal a nécessité des concertations, des compromis et un esprit de responsabilité ». Pour lui, cette tradition du dialogue constitue l’un des principaux atouts de la démocratie sénégalaise et doit continuer à guider les choix des autorités comme ceux de l’opposition.

Le directeur général de l’ASP estime qu’aucune urgence ne justifie l’adoption d’une nouvelle Constitution sans un consensus politique suffisamment large. Il considère qu’une réforme aussi structurante doit associer les partis politiques, les organisations de la société civile, les universitaires, les acteurs religieux et coutumiers ainsi que l’ensemble des forces vives du pays.

Dans son analyse, Seydina Oumar Touré insiste également sur le contexte politique actuel. Il rappelle que le président Bassirou Diomaye Faye bénéficie d’une légitimité démocratique issue des urnes et souligne qu’il ne se trouve ni en fin de mandat ni dans une situation comparable aux précédentes crises institutionnelles qu’a connues le Sénégal. Selon lui, ce contexte offre justement l’opportunité de conduire les réformes avec davantage de sérénité et d’ouverture.

Il invite par ailleurs les responsables politiques à privilégier un débat responsable, respectueux des institutions et éloigné des passions partisanes. À ses yeux, les divergences de points de vue sont normales dans une démocratie vivante, mais elles doivent toujours s’exprimer dans le respect des règles républicaines afin d’éviter toute polarisation excessive susceptible d’affaiblir la cohésion nationale.

Le responsable de l’ASP met également en garde contre les conséquences qu’une crise institutionnelle prolongée pourrait avoir sur l’économie, les investissements, la confiance des partenaires internationaux et la stabilité du pays. Il estime que le Sénégal a davantage besoin d’un climat d’apaisement pour poursuivre les réformes économiques et sociales attendues par les populations.

Cette prise de position intervient au moment où le Parlement examine plusieurs modifications importantes de la Constitution portant notamment sur les rapports entre le président de la République, le Premier ministre, l’Assemblée nationale et les autres institutions de l’État. Ces réformes alimentent un débat nourri entre le Gouvernement, la majorité parlementaire, les partis d’opposition et plusieurs organisations de la société civile.

Seydina Oumar Touré rappelle enfin que la voie référendaire envisagée par le président Bassirou Diomaye Faye constitue un mécanisme prévu par la Constitution permettant de consulter directement le peuple sur des questions institutionnelles majeures. Selon lui, quelle que soit l’option retenue, l’essentiel demeure de préserver l’unité nationale, de renforcer la confiance entre les institutions et de consolider la tradition sénégalaise de règlement pacifique des différends.

À travers cet appel au dialogue, le directeur général de l’Agence de sécurité et de proximité invite l’ensemble des acteurs politiques à privilégier l’intérêt supérieur de la Nation afin que les réformes institutionnelles renforcent durablement la démocratie sénégalaise plutôt que d’alimenter de nouvelles fractures politiques.

Signé : La Rédaction de Sunuker News Desk