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La présidente de Taïwan a confirmé dans une interview à CNN la présence sur son territoire d’un petit nombre de soldats américains venus entraîner son armée. C’est la première fois qu’un dirigeant taïwanais reconnaît publiquement une telle présence, depuis le départ en 1979 de la dernière garnison américaine.
La présence de soldats américains sur le sol taïwanais n’était un secret pour personne. Début octobre, un responsable américain ayant requis l’anonymat avait déjà confirmé qu’une vingtaine de soldats des forces spéciales étaient venus sur l’île il y a moins d’un an en tant que formateurs pour entraîner l’armée taïwanaise.
Pressions chinoises
Cette fois-ci, c’est la présidente taïwanaise en personne Tsai Ing-wen qui l’affirme sur CNN : « Nous avons un éventail de coopération avec les États-Unis, visant à accroître nos capacités de défense ». La déclaration intervient dans un contexte d’intenses pressions militaires chinoises et d’incursions record de l’aviation dans la zone aérienne de défense de l’État insulaire.
Les passes d’armes se sont multipliées ces derniers jours entre les États-Unis et la Chine sur le sort de cette île de 23 millions d’habitants, qui dispose de son propre gouvernement, monnaie, armée, mais que Pékin considère comme une de ses provinces en attente de réunification avec le reste du pays. Joe Biden avait admis la possibilité d’intervenir militairement pour défendre Taïwan en cas d’attaque. Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken avait quant à lui plaidé en faveur d’une participation de Taipei dans les instances onusiennes. Des initiatives qui ont évidemment provoqué l’ire de Pékin.


















































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