Par la Rédaction de Sunuker.com
DAROU SALAM, NIORO DU RIP – C’est sous le signe de l’engagement citoyen et de la responsabilité communautaire que s’est tenue aujourd’hui la Journée nationale de l’arbre, marquant le lancement officiel de la campagne nationale de reboisement 2026. Présidant la cérémonie au nom du Chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô a livré un discours refondateur, ancré dans la vision de l’Agenda Sénégal 2050.
Au cœur du bassin arachidier, à Darou Salam (département de Nioro du Rip), le message du gouvernement a été clair : il ne suffit plus de planter, il faut désormais faire vivre l’arbre.
Un changement de paradigme : « Reboiser c’est bien, faire pousser c’est nous »
Depuis 1983, la Journée de l’arbre rythme les campagnes environnementales du pays. Toutefois, le représentant du gouvernement a appelé à franchir un nouveau cap face à la dégradation des terres et aux effets du changement climatique.
L’ambition nationale ne se mesurera plus au simple nombre de plants distribués, mais bien au taux de survie des arbres. « Chaque plant mis à terre doit avoir un responsable. Chaque site reboisé doit faire l’objet d’un suivi », a-t-il martelé. Ce changement de cap est parfaitement résumé par le thème de cette édition : « Des plants aux arbres, la responsabilité aux communautés ».
Les grandes annonces : Compétition et décentralisation verte
Pour traduire cette vision en actes, plusieurs initiatives majeures ont été annoncées pour impliquer chaque strate de la société sénégalaise :
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Le Prix du Président de la République pour le reboisement : Un « challenge national » va être lancé pour primer les collectivités territoriales qui se distingueront non seulement par la quantité d’arbres plantés, mais surtout par leur capacité à assurer leur survie et leur entretien.
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Le programme « Une Commune, Une Pépinière » : L’objectif est de doter chaque commune du Sénégal d’une capacité locale et pérenne de production de plants, adaptés à ses propres réalités écologiques. Cela permettra de rapprocher les plants des sites de reboisement et de créer des emplois verts, notamment pour les jeunes et les femmes.
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Mobilisation de tous les acteurs : Un appel direct a été lancé aux écoles pour l’éducation environnementale, aux entreprises (au titre de la RSE), ainsi qu’aux organisations communautaires et religieuses.
Nété et Moringa : Les symboles d’un reboisement utile
Cette année, la campagne met à l’honneur deux espèces aux vertus exceptionnelles :
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Le Nété (Parkia biglobosa), appelé Oul au Sénégal : Un arbre emblématique des systèmes agroforestiers, essentiel pour la fertilité des sols et la sécurité alimentaire, mais dont la disparition inquiète.
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Le Moringa (Nebedaye) : Célèbre pour ses qualités nutritionnelles exceptionnelles, sa résilience et son fort potentiel économique.
Le choix de ces espèces n’est pas fortuit. Comme l’a souligné le discours officiel : « Les populations protégeront d’autant mieux l’arbre qu’elles en percevront concrètement l’utilité. »
Une promesse faite à demain
La réussite de la campagne 2026 ne s’évaluera pas sous le feu des projecteurs d’une seule journée, mais dans les mois et années à venir, « lorsque viendra le temps d’arroser et de protéger ». Le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique a été instruit de mettre en place un suivi rigoureux des plantations.
« Un arbre que nous plantons aujourd’hui est une promesse faite à demain », a conclu Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, appelant chaque Sénégalais, de la jeunesse aux élus locaux, à faire du verdissement du territoire un véritable patrimoine national.
À Darou Salam aujourd’hui, le Sénégal a planté bien plus que des arbres ; il a semé les graines de sa souveraineté écologique et alimentaire pour 2050.
Auteur : Ely Birahim Ka



















































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