JOJ Dakar 2026 : « Empreinte 100 Ans », quand le sport, l’art et la culture s’unissent pour bâtir un héritage durable
À l’occasion des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, le projet international « Empreinte 100 Ans – La Paix par le sport, l’art et la culture » entre dans une nouvelle phase au Sénégal. Prévue du 15 octobre au 15 novembre 2026, l’initiative ambitionne de faire des JOJ un véritable rendez-vous culturel, en mobilisant les 14 régions du pays autour de la création artistique, de la mémoire sportive et de l’innovation.
Après une première étape organisée à Paris en 2024 dans le cadre de l’Olympiade culturelle, « Empreinte 100 Ans » poursuit son parcours à Dakar. Le projet ne se présente pas comme une simple reproduction de l’expérience parisienne : l’étape sénégalaise entend s’enraciner dans la diversité culturelle du pays et mettre en avant les expressions artistiques, sportives et citoyennes qui façonnent son identité.
La démarche s’inscrit également dans une perspective internationale, avec l’ambition de poursuivre l’aventure à Los Angeles en 2028, puis lors des prochaines éditions des Jeux Olympiques.
Les 14 régions au cœur du projet
L’un des axes majeurs d’« Empreinte 100 Ans – Dakar 2026 » repose sur la représentation des 14 régions du Sénégal.
Chaque territoire sera invité à mettre en valeur son patrimoine, ses traditions, ses paysages ainsi que ses figures artistiques et sportives. L’objectif est de montrer un Sénégal pluriel, riche de ses héritages mais également capable de se projeter vers l’avenir.
Un programme associant 14 artistes issus des différents territoires à des sportifs et autres personnalités inspirantes doit permettre de faire émerger des créations originales.
Peinture, sculpture, photographie, œuvres numériques, installations immersives, archives orales et visuelles : plusieurs formes d’expression sont envisagées pour raconter le dialogue entre générations, disciplines et territoires.
Cette démarche donne au projet une dimension patrimoniale. Il ne s’agit plus seulement de produire des œuvres pour accompagner un événement sportif, mais de constituer progressivement une mémoire culturelle susceptible de rester après la fin des compétitions.
Le Musée des civilisations noires et le Grand Théâtre comme espaces de création
Pour concrétiser cette ambition, le projet s’appuie notamment sur deux institutions culturelles majeures : le Musée des civilisations noires et le Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose.
Le Musée des civilisations noires doit accueillir les expositions et différents parcours artistiques. Le Grand Théâtre sera, pour sa part, associé aux créations numériques et immersives, aux projections, aux conférences ainsi qu’aux démonstrations liées aux nouvelles technologies et aux mobilités du futur.
Cette complémentarité entend transformer les lieux culturels en espaces de rencontre entre artistes, sportifs, chercheurs, acteurs économiques et jeunes citoyens.
Le projet veut ainsi dépasser le modèle classique de l’exposition pour proposer une expérience davantage tournée vers l’échange, la découverte et la participation.
De l’héritage sénégalais à une diplomatie culturelle
Au-delà de la dimension artistique, « Empreinte 100 Ans » revendique une ambition plus large : utiliser le sport, l’art et la culture comme instruments de paix et de dialogue entre les peuples.
La présence attendue de délégations internationales à Dakar pendant les JOJ offre, dans cette perspective, un contexte particulièrement favorable à la création de passerelles entre le Sénégal, les autres pays africains, l’Europe, la Chine et les Amériques.
Le projet bénéficie par ailleurs, selon les éléments présentés, d’un accompagnement institutionnel au Sénégal. Des échanges ont été engagés avec les autorités en charge de la Culture, des industries créatives et du patrimoine afin de favoriser l’implication des collectivités territoriales.
Le volet artistique sénégalais est placé sous le parrainage de Kalidou Kassé, présenté comme parrain artistique et commissaire associé. Sur les dimensions territoriale et citoyenne, l’initiative bénéficie également de l’accompagnement de l’Observatoire international de la démocratie participative en Afrique (OIDP Afrique), sous la direction de son secrétaire général, Bachir Kanouté.
Construire une mémoire olympique pour les générations futures
La véritable ambition d’« Empreinte 100 Ans » se situe peut-être dans sa volonté de construire un héritage qui dépasse les dates des Jeux.
Les œuvres et archives produites à travers les différentes étapes — Paris 2024, Dakar 2026 et Los Angeles 2028 — doivent progressivement alimenter une collection patrimoniale internationale consacrée aux valeurs olympiques et à la transmission intergénérationnelle.
Pour Dakar, l’enjeu est donc double : profiter de la visibilité exceptionnelle offerte par les Jeux Olympiques de la Jeunesse et, dans le même temps, inscrire cet événement dans la mémoire culturelle du Sénégal.
En plaçant la jeunesse au croisement du sport, de l’art, de la culture et de l’innovation, « Empreinte 100 Ans » entend faire de Dakar 2026 plus qu’une compétition : une plateforme de dialogue entre les générations et les continents, avec la paix comme fil conducteur.
Sunuker News Desk























































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