Élections locales : Abass Fall hausse le ton et met en garde contre toute tentative de report du scrutin
Le débat sur le calendrier des prochaines élections territoriales prend une nouvelle tournure. À quelques jours de la rencontre nationale sur la décentralisation convoquée par le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Bala Fofana, le maire de Dakar, Abass Fall, affiche une position sans ambiguïté : il n’est pas question de remettre en cause la tenue des élections locales dans les délais prévus.
Dans une déclaration rendue publique à la veille de cette importante concertation programmée le 2 juillet au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD), l’édile de la capitale affirme que les maires participeront activement aux travaux, mais resteront particulièrement vigilants quant aux conclusions qui pourraient en découler.
Selon Abass Fall, la rencontre doit avant tout permettre d’échanger sur plusieurs chantiers majeurs engagés par l’État, notamment l’Acte IV de la Décentralisation, la réforme des pôles territoriaux ainsi que la recherche d’un consensus national sur l’avenir des collectivités locales. Pour lui, ces discussions sont légitimes et nécessaires afin d’améliorer la gouvernance territoriale et de renforcer les compétences des collectivités.
Toutefois, le maire de Dakar estime que ces concertations ne doivent en aucun cas servir de prétexte à une modification du calendrier électoral. Il affirme que les élus locaux s’opposeront à toute initiative visant à prolonger leur mandat ou à différer le renouvellement des conseils municipaux et départementaux.
« En tant que maire, nous répondrons présents à cette invitation. Mais si cette rencontre devait cacher une volonté de repousser les élections locales, nous ferons entendre notre opposition avec fermeté », a-t-il déclaré, réaffirmant son attachement au respect des échéances démocratiques.
Abass Fall s’interroge également sur l’opportunité d’organiser une nouvelle concertation alors que plusieurs rencontres consacrées aux réformes institutionnelles et territoriales se sont déjà tenues ces derniers mois. À ses yeux, les autorités devront apporter des explications claires sur les objectifs précis de cette initiative et sur les résultats attendus.
Cette sortie intervient dans un contexte où la réforme de la décentralisation occupe une place importante dans les politiques publiques. Le gouvernement ambitionne de moderniser l’organisation territoriale, de renforcer les capacités des collectivités locales et d’améliorer la gouvernance de proximité à travers l’Acte IV de la Décentralisation. Plusieurs acteurs politiques, experts et représentants de la société civile plaident cependant pour que ces réformes soient conduites sans remettre en cause les principes démocratiques ni le calendrier électoral.
Les élections locales représentent un enjeu majeur pour la vie politique sénégalaise. Elles permettent le renouvellement des exécutifs municipaux et départementaux, tout en offrant aux citoyens l’occasion de choisir les responsables chargés de gérer les affaires locales. Toute éventuelle modification de leur calendrier pourrait donc alimenter le débat politique et susciter de nouvelles tensions entre les différents acteurs.
À l’approche de la rencontre du 2 juillet, l’attention est désormais tournée vers le CICAD, où gouvernement, élus territoriaux et autres parties prenantes devraient préciser les contours des réformes envisagées. Les conclusions de ces échanges pourraient avoir un impact important sur l’avenir de la décentralisation et sur le calendrier politique du Sénégal.
Signé : La Rédaction de Sunuker News Desk


















































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