es pays du G20, le FMI et les principaux producteurs de vaccins s’engagent à accélérer la vaccination des pays pauvres qui sont en retard. À la fin du mois d’avril, moins de 2% de la population africaine avait été vaccinée, contre plus de 40% aux États-Unis.
Vendredi 21 mai, lors du sommet mondial de la santé à Rome, le FMI a proposé un plan de 50 milliards de dollars, tandis que trois des principaux laboratoires ont promis de fournir 3,5 milliards de doses de vaccins à prix coûtant aux pays pauvres.
Au Sénégal, seul 500 000 personnes ont été vaccinées sur les 3,5 millions jugés prioritaires. Pour le docteur Mamadou Ndiaye, directeur de la prévention au ministère de la Santé, c’est avant tout un problème de disponibilité du vaccin.
Dans une épidémie, pour espérer interrompre une circulation et la transmission d’une maladie, il faut aller au-delà d’une couverture de 70%, 80% ou 90%. Ceci est impossible actuellement, là où nous sommes, pour nous qui n’avons pas suffisamment la possibilité d’accéder à ces vaccins. Parce que les laboratoires en question ont d’abord passé des commandes avec des pays développés, qui ont commandé beaucoup, sans se limiter à leurs cibles prioritaires. Aujourd’hui, disposer de ressources financières ne vous garantit pas d’avoir accès aux vaccins dont vous avez besoin. Les laboratoires même vous diront « je ne peux vous livrer que tant et et au bout de tant de mois ».
Pour le professeur Alexis Elira Dokekias, responsable de la prise en charge des malades du Covid au Congo-Brazzaville – où seuls 60 000 personnes ont été vaccinées jusqu’à présent – des vaccins à prix coûtant, c’est une bonne chose pour accélérer la vaccination, mais ce n’est pas suffisant.
Comment assurer qu’1/5 de la planète puisse être correctement immunisé et que les 4/5 ne le soient pas correctement ? La majorité des pays africains ont subi les conséquences néfastes de la pandémie dans la mesure où nos économies ont subi des coûts importants. Ce qui fait qu’en matière de ressources financières, certains pays comme le nôtre seront un peu limités de s’engager au paiement au comptant, coup par coup, des différentes doses de vaccins. Je crois que l’effort mondial de ceux qui ont les moyens, c’est d’essayer de faire en sorte que les pays en difficultés financières puissent bénéficier de doses de vaccins. Ils nous promettent ces vaccins d’ici la fin de l’année, c’est trop tard !
















































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