Crédits spéciaux : Waly Diouf Bodiang dénonce une « stratégie de blocage » et prévient l’opposition
Le débat autour du contrôle des crédits spéciaux continue de faire réagir les responsables de la majorité. Après la saisine du Conseil constitutionnel par le gouvernement sur la proposition de loi portant régime juridique des crédits spéciaux, Waly Diouf Bodiang est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une volonté de faire obstacle aux initiatives parlementaires en faveur d’une plus grande transparence.
Dans une réaction publiée sur les réseaux sociaux, le responsable politique estime que tout obstacle opposé aux engagements pris devant les électeurs pourrait finalement se retourner contre ceux qui en seraient à l’origine.
« Tout blocage d’une initiative parlementaire tendant à respecter nos engagements de campagne sera en notre faveur », affirme-t-il.
Pour Waly Diouf Bodiang, le débat dépasse désormais la seule question juridique. Il s’inscrit, selon lui, dans une confrontation politique autour de la transparence dans la gestion des ressources publiques et du respect des promesses faites durant la campagne électorale.
« La victoire n’est pas dans le blocage »
Le responsable politique assure que les citoyens seraient en mesure de percevoir les différentes manœuvres intervenant dans ce dossier. Il évoque ainsi une « stratégie de blocage savamment organisée et systématisée » contre les propositions visant, selon lui, à renforcer les mécanismes de transparence.
« Le peuple constate la stratégie de blocage savamment organisée et systématisée contre des propositions de renforcement de la transparence », soutient-il.
Waly Diouf Bodiang considère surtout que le rapport de force ne se jouera pas uniquement dans les institutions. Pour lui, la perception de l’opinion publique pourrait être déterminante dans la suite de cette bataille politique.
« La victoire n’est pas dans le blocage mais plutôt dans la perception populaire », affirme-t-il.
Une déclaration qui donne à cette controverse une dimension clairement politique, alors que le débat sur les crédits spéciaux oppose désormais plusieurs acteurs de l’exécutif et du Parlement.
Un dossier qui pourrait devenir un argument électoral
La dernière phrase de Waly Diouf Bodiang traduit d’ailleurs cette lecture politique. Il estime que les positions prises actuellement pourront être réutilisées lors des prochaines échéances électorales.
« Ce seront nos éléments de langage pour la campagne électorale », prévient-il.
Cette sortie intervient alors que le régime juridique des crédits spéciaux fait l’objet d’un débat institutionnel au Sénégal. La saisine du Conseil constitutionnel doit notamment permettre de clarifier la conformité des dispositions envisagées avec les règles constitutionnelles et les prérogatives respectives de l’exécutif et du Parlement.
En attendant la décision des Sages, la bataille se poursuit donc également sur le terrain politique. Pour Waly Diouf Bodiang, les éventuels blocages ne devraient pas affaiblir la majorité, mais pourraient au contraire lui fournir de nouveaux arguments pour défendre son discours sur la transparence et la rupture avec les pratiques dénoncées avant son arrivée au pouvoir.
Sunuker News Desk

















































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