Face à la circulation de graves allégations visant ses émissaires militaires en Guinée-Bissau, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est sortie de sa réserve. À travers une déclaration officielle, l’organisation sous-régionale a balayé d’un revers de main des accusations qu’elle qualifie de pures inventions.
Un démenti formel depuis Freetown
C’est depuis la Sierra Leone, où il tenait des séances de travail, que le Comité des chefs d’État-major de la CEDEAO (CCDS) a choisi de réagir ce mercredi 24 juin. L’institution militaire a exprimé sa profonde indignation face aux rumeurs persistantes faisant état d’une supposée affaire de pots-de-vin.
Les faits contestés remonteraient à la période du 19 au 23 juin 2026, lors d’une mission d’évaluation hautement stratégique à Bissau. Selon le communiqué de l’organe communautaire, ces allégations sont « totalement fausses, malveillantes et dénuées de toute base factuelle ». Le CCDS insiste sur le fait qu’aucun officier ou membre de la délégation n’a fait l’objet d’une tentative d’approche, ni n’a accepté le moindre avantage illicite.
L’hôtel Bissau Royal et les autorités locales mettent les points sur les i
Pour appuyer sa défense, la CEDEAO met en avant l’absence totale de preuves, de plaintes formelles ou de rapports suspects transmis à la direction de la Mission de soutien à la stabilisation en Guinée-Bissau (ESSMGB).
De plus, l’enquête interne et les vérifications de proximité ont permis de désamorcer la rumeur :
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Démenti de l’établissement : La direction de l’hôtel Bissau Royal, lieu de résidence de la délégation ouest-africaine durant son séjour, a formellement attesté qu’aucun incident, comportement suspect ou transaction douteuse n’avait été signalé au sein de ses murs.
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Soutien de Bissau : Les autorités étatiques de la Guinée-Bissau ont également rejeté ces accusations, réaffirmant leur confiance envers les émissaires de l’organisation.
Les vrais enjeux de la mission : Le retrait progressif de l’ESSMGB
Au-delà de la polémique, cette mission du Comité des chefs d’État-major s’inscrivait dans un agenda crucial pour la stabilité de la sous-région. Les discussions menées sur place visaient à planifier la révision des objectifs opérationnels de l’ESSMGB.
Déployée au lendemain de la tentative de coup d’État de février 2022 pour sécuriser les institutions républicaines, cette force multinationale prépare activement sa stratégie de désengagement. Les réunions à Bissau ont ainsi permis de baliser la feuille de route pour une réduction progressive des effectifs militaires et un transfert encadré des compétences sécuritaires aux forces de défense et de sécurité bissau-guinéennes.
En appelant la presse régionale à faire preuve de discernement et de responsabilité dans le traitement des sujets liés à la sécurité collective, le CCDS rappelle que l’intégrité de ses troupes reste le garant de sa crédibilité sur le terrain de la pacification politique.
La Rédaction : sunuker.net















































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