MUSIQUE

SENEGAL – EGYPTE- LES PEUPLES SÉNÉGALAIS SONT LES VRAIS DESCENDANTS DES PHARAONS

L’Égypte Pharaonique était un Royaume Africain, sur le Continent Africain, et non au “Proche-Orient” ou en “Asie antérieure” ou “mineure”. L’Égypte Pharaonique était une Civilisation bâtie par des Noirs Africains, dans la très vieille antiquité, et elle n’a jamais reçu des apports culturels décisifs venant de l’extérieur du Continent Africain pour son émergence et son épanouissement (langue, écriture, technique architecturale des pyramides, panthéon, concept de la Maât, technique de momification, société matrilinéaire, royauté des dieux-rois, etc.);
L’Égypte Pharaonique était une civilisation nilotique, née , épanouie et morte aux bords du Nil, dans la vallée du Bas-Nil. De ce fait, ses racines appartiennent totalement à l’univers culturel Négro-Africain (Erythrée , Abyssinie / Ethiope, Nubie / ancien Soudan, Sahara préhistorique, etc.);
L’Égypte Pharaonique est une civilisation Négro-Africaine par la variété biologique de ses habitants, leurs modes de pensée, leur écriture, leurs cosmogonies, leurs conceptions de la royauté, leur perception de la vie, de la société, de l’univers.
La langue parlée jadis par les habitants de L’Égypte Pharaonique, aujourd’hui vivante encore dans le copte liturgique, est génétiquement apparentée aux autres Langues modernes parlées par les Noirs Africains , dixit le professeur Théophile Obenga
Cheikh Anta Diop dans son ouvrage : « Antériorité des Civilisations nègres , Mythe ou vérité historique » dit clairement qu’aujourd’hui encore, de tous les peuples de la Terre, le Nègre d’Afrique noire, seul, peut démontrer de façon exhaustive l’identité d’essence de sa culture avec celle de l’Égypte pharaonique, à telle enseigne que les deux cultures peuvent servir de système de référence réciproque.
D’après Henry Gravrand , les ancêtres du groupe sénégalais atlantique ont vécu dans la vallée du Nil avant l’émergence de la civilisation pharaonique, vers le Xème millénaire . Ils représentaient les ancêtres Sereer- Cosaan ,des Lebu ,des wolofs Cossan. Pour des raisons qui nous sont inconnues, ils se sont déplacés selon l’axe normal des migrations africaines de ce secteur , d’est en ouest , au temps du Sahara fertile, dont l’optimum se situe au V ème millénaire .
Du Tassili au Tagant , la désertification progressive du Sahara refoule ces groupes jusqu’à la mer. Jusqu’à nos jours, ces groupes présentent des affinités biologiques , linguistiques et religieuses avec l’Egypte antique. L’analyse sanguine révèle une parenté biologique entre Egypte et Sénégal . La recherche linguistique entreprises par Cheikh Anta Diop montre la parenté génétique des langues Pulaar , Sereer et Wolof avec l’egyptien démotique, rejoignant les Conclusions déjà anciennes du Professeur Homburger sur la parenté de l’egyptien et des langues Sereer -Pulaar .
Les peuplements senegalais rassemblés il y a 2000 ans au Tekrour avant de s’enraciner depuis un millénaire dans leurs terroirs respectifs, constituent un rameau détaché de l’Afrique nilotique .Transplanté au bord de l’atlantique ,au milieu de tribus forestières et côtières , il sera pour elles le  » sel des peuples salés  » , selon le mot de Senghor.
Au cours de leur périple saharien , et dès le Tassili , si l’on en juge d’après les gravures rupestres, les ancêtres Sereer, Lebou et Wolof ont fait la rencontre des Berbères sahariens , qui allaient devenir les peul. Ces derniers se solidariseront avec le monde noir et feront souche avec eux pendant une tres longue periode, depuis le Tassili jusqu’au Tekrour . Voici donc comment se présentait le Tekrour au début de notre ère. En premier lieu, un substrat noir . Un groupe Lebu- Sereer assez peu différencié, car ces deux formations sont liées depuis une haute antiquité. La différenciation ethnique et linguistique viendra par la suite , avec la disparition territoriale . Autour du noyau , Lebu- Sereer , une mosaïque de groupes africains refoulés du Sahara par la secheresse et la pression des nomades berbères , dont Ibn Khaldum écrira l’histoire , ne cessa d’augmenter le peuplement Tekrourien noir . Leur ensemble est encore appelé en Mauritanie : Bafour .Tous ces groupes parlaient la même langue , une langue- mère aujourd’hui morte. Nous laissons aux spécialistes le soin de dire un jour à quel groupe se rattachait cette langue archaïque. Je pense que c’était une langue sereer archaïque , mais je me garde bien d’en discuter . D’autres pensent que c’était un Pulaar cossan . Mais les peuls n’ont-ils pas appris l’essentiel de leur langue en milieu africain semi-bantou ?
Peut-être s’agit-il d’une langue Saharienne antique , apparentée à l’egyptien ? Ce qui est certain , c’est que les langues pulaar , Sereer et Wolof ,qui sont apparentées , émergent après l’éclatement territorial des groupes et la différenciation ethnique . Le berceau du wolof fut le Walo . Le berceau des Toucouleur fut le fouta . Le berceau des Sereer -Cosaan et de la langue sérère fut aussi le fouta d’où la parenté à plaisanterie des Sereer et des Toucouleur.
Les groupes qui cohabitent au nord du fleuve sur un espace restreint vont se retrouver au sud sur le territoire national. Il n’y avait pas encore d’Etat , mais il y a déjà un territoire tracé , des peuples qui ne changeront pas en huit siecles.Et surtout, il y a déjà une communauté de destin. L’histoire du Sénégal commence au nord, en 1089. Les wolof , déjà dans le walo , s’avancent progressivement dans le Djolof et le Cayor . Les Lebou se dirigent vers la presqu’île du cap- vert . Les sereer émigrent très lentement . Une partie traverse le Baol et s’implante dans la localité de Niakhar , en commençant par Sagne Folo où à lieu la rencontre avec les kassinka . Lieu historique ! Ensuite ils se répartissent dans l’actuel terroir sereer de l’intérieur, du Sine au Saloum et au sud du Baol. Une partie vient directement du Fleuve et progresse vers la petite-côte et les îles du Saloum, les Niominka. Les trois ethnies se heurtent dans leur progression aux Paléo-Senegambiens qui habitaient l’intérieur du Sénégal, dans les falaises et les forêts de la région de Thiès None, Ndut , Safen (Cagin). Ces premiers habitants du Sénégal furent pacifiques et les migrations se poursuivirent. Cependant ils se repliaient sur des zones bien gardées , surtout les Ndut. Les safen se metissèrent plus facilement . Les nonnes conservèrent leur identité culturelle, tout en acceptant un certain métissage avec les nouveaux venus. Les uns et les autres sont porteurs d’une double culture. Les None par exemple, sont à la fois None d’origine , car ils descendent des None cossan, antérieurs à la venue des sereer , et Sereer authentiques, depuis leur métissage culturel et parfois biologique avec les immigrants. Notons cependant que tout en se proclamant sereer à juste titre , None et Ndut ont bien défendu leur identité culturelle que les safen . Le même processus guette les sereer du Sine , s’ils ne veillent pas sur leur identité culturelle . Certaines familles , installées à Dakar , se proclament déjà < serer- wolof> sereer d’origine et wolof d’action et de culture.
PS: Ne tombons pas dans le piège des sémites qui voulaient juste diaboliser l’homme noir et la civilisation égyptienne. Les occupants de L’Égypte actuelle sont des Perses et des Arabes. Ils n’ont aucun lien avec les Pharaons. En 641, les arabes attaquent à nouveau l’egypte , brûlent la bibliothèque d’Alexandrie et prennent les prêtres kemites en otage. C’est le début de l’occupation des terres Égyptiennes par ces peuples.  Arrêtons de diaboliser ou dénigrer nos ancêtres.
Sources : THÉOPHILE OBENGA , sur l’antériorité des civilisations Négres en ÉGYPTE PHARAONIQUE;
CHEIKH ANTA DIOP,
Dans son ouvrage : « Antériorité des Civilisations nègres. Mythe ou vérité historique »;
HENRY GRAVRAND dans son ouvrage « Civilisation Sereer pangool «
SobelDione
N'diawar Diop

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