Pour booster les échanges commerciaux entre le Sénégal et la Guinée-Bissau, le Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC) a réuni les acteurs clés de l’écosystème logistique et portuaire. Au cœur des discussions : la suppression des tracasseries, la gestion des charges à l’essieu et l’optimisation des axes de transport transfrontaliers.
Faire du corridor Dakar–Bissau un axe stratégique plus fluide, attractif et performant. Tel est le leitmotiv qui a rassemblé les administrateurs et experts du Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC) à Saly. Autour de la thématique de la mutualisation des synergies, l’atelier a mobilisé un parterre d’acteurs incontournables : transitaires, transporteurs, autorités portuaires, administrations douanières ainsi que les forces de défense et de sécurité.
Alors que la concurrence s’intensifie entre les nations ouest-africaines pour capter les flux marchands à destination des pays intérieurs, le Sénégal entend se positionner en pionnier. Selon le Président du Conseil d’administration (PCA) du COSEC, Serigne Sohibou Guèye, l’optimisation des liaisons terrestres, maritimes et fluviales répond aux nouvelles prérogatives assignées à l’institution en matière de coordination des corridors.
Cependant, la partie est loin d’être gagnée face à des rivaux régionaux qui modernisent activement leurs propres infrastructures logistiques. Pour s’imposer, le Sénégal doit impérativement purger son circuit commercial des obstacles structurels qui pèsent sur les opérateurs économiques.
Parmi les goulots d’étranglement épinglés lors de ces assises figurent la lourdeur des procédures administratives, les imperfections réglementaires et l’excès de contrôles sur les axes routiers. Les transporteurs continuent de subir des arrêts multiples qui plombent les délais d’acheminement et renchérissent les coûts de transport.
Face à ce constat, le COSEC plaide pour une synergie accrue et une rationalisation des postes de contrôle, notamment à travers le concept de postes juxtaposés. L’objectif est d’éviter que les camions ne subissent des immobilisations répétées tous les quelques kilomètres sous prétexte de vérifications sécuritaires.
Autre dossier brûlant abordé à Saly : la réglementation sur le contrôle de la charge à l’essieu. Afin de désamorcer les incompréhensions entre transporteurs et autorités, le COSEC a récemment mandaté un cabinet d’experts pour évaluer les réelles difficultés d’application de cette norme.
Le PCA a rappelé que cette exigence technique ne doit pas être confondue avec le pesage public classique, tout en soulignant l’importance d’une concertation inclusive. Des facteurs tels que la qualité dégradée de certaines portions de routes ou les méthodes d’arrimage des marchandises influencent directement la répartition des charges sur les essieux, nécessitant une approche pragmatique et concertée pour préserver à la fois le patrimoine routier et la viabilité financière des transporteurs.
Par rédaction Sunuker.com
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La rencontre du COSEC à Saly est une initiative pertinente pour identifier les blocages du corridor Dakar-Bissau. La fluidification des échanges devra surtout se traduire par des procédures douanières simplifiées et une meilleure coordination entre les acteurs des deux pays.
La réunion du COSEC à Saly est une initiative pertinente pour renforcer la compétitivité du corridor Dakar-Bissau. La fluidification des échanges devra toutefois s’appuyer sur des mesures concrètes, notamment la réduction des délais aux frontières et une meilleure coordination entre les acteurs.