Pour mettre un terme aux débordements et aux violences qui ternissent régulièrement les vacances scolaires en Casamance, les autorités étatiques ont décidé de sévir. Le préfet du département de Ziguinchor, Latyr Ndiaye, a officiellement tapé du poing sur la table en signant, ce vendredi 3 juillet 2026, un arrêté préfectoral historique visant à réguler drastiquement les manifestations culturelles traditionnelles.
Cette nouvelle réglementation met en place un dispositif de contrôle rigoureux autour du Kankourang et du Diambadong, tout en prohibant purement et simplement certaines pratiques connexes.
Tolérance zéro pour le Sibondo et le Fanikendo
La mesure phare de cet arrêté réside dans la prohibition formelle de deux rites spécifiques. « Le Sibondo et le Fanikendo sont désormais strictement proscrits dans toute la commune de Ziguinchor. Les contrevenants s’exposent à la rigueur de la loi », a martelé Alpha Yaffa, vice-coordonnateur du tout nouveau comité de régulation.
Dans la même dynamique, le port de couteaux, machettes et autres armes blanches est rigoureusement interdit à l’ensemble des participants et spectateurs des cortèges, à l’exception unique et exclusive du Kankourang lui-même, conformément au rituel ancestral.
Une délivrance des visas sous haute surveillance
Fini l’anarchie dans les rues de la capitale du Sud. Désormais, aucune sortie culturelle ne pourra s’improviser. Un processus de filtrage strict a été instauré :
La commune a été sectorisée en cinq zones de contrôle distinctes.
Les associations ou structures organisatrices doivent obligatoirement déposer une demande préalable auprès des responsables de leur zone.
Après évaluation de la sécurité et de la faisabilité, les dossiers sont transmis au préfet, qui reste le seul habilité à accorder l’autorisation finale.
Toute manifestation initiée sans ce précieux sésame administratif sera immédiatement qualifiée d’infraction et réprimée comme telle par les forces de l’ordre.
Un durcissement progressif face aux violences
Ce tournant réglementaire ne s’est pas fait au hasard. Il couronne une série de mesures restrictives entamées dès le 18 juin dernier, date à laquelle l’autorité préfectorale avait déjà interdit les rassemblements nocturnes, limitant les sorties rituelles dans une tranche horaire stricte allant de 6 heures du matin à 18 heures.
Avec la création de ce comité de contrôle sous la présidence directe du préfet Latyr Ndiaye, l’État entend préserver la beauté de ce patrimoine culturel immatériel tout en garantissant la sécurité des citoyens et la paix publique à Ziguinchor.
La Rédaction : sunuker.net













































Laisser une réponse
View Comments