Malgré les tempêtes judiciaires qui secouent le secteur, le gouvernement sénégalais affiche une détermination sans faille pour désenclaver les campagnes en matière d’énergie. Invité ce matin sur les ondes de la RFM, le ministre de l’Énergie et du Pétrole, le Dr Abdou Rahman Diouf, a martelé que l’accès à l’électricité pour le monde rural se fera « quoi qu’il en coûte ».
Un programme national grippé par un scandale financier
Depuis plusieurs mois, les ambitions de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) sont lourdement freinées. En cause : une affaire de détournement présumé portant sur un montant colossal de 36 milliards de francs CFA. Ce dossier, désormais entre les mains des justices sénégalaise et espagnole, a entraîné le gel immédiat des financements par la banque partenaire Santander, plongeant de nombreux projets de raccordement dans l’incertitude.
Pour le Dr Abdou Rahman Diouf, hors de question de laisser cette situation paralyser le développement du pays. Le ministre, qui a annoncé une visite d’inspection dans les locaux de l’ASER cette semaine, refuse catégoriquement que les procédures judiciaires en cours prennent en otage le bien-être de milliers de foyers ruraux.
Des alternatives de secours déjà envisagées
Face au retard qui s’accumule, le message de la tutelle est on ne peut plus clair : l’État saura se passer de l’ASER si le blocage persiste. Le ministre a d’ores et déjà affirmé que des voies de secours et des sources de financement alternatives seront mobilisées pour que l’État prenne directement le relais des chantiers urgents.
Pour les autorités, la promesse d’une couverture énergétique universelle reste un engagement non négociable.
La Rédaction : sunuker.net













































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