La justice sénégalaise a décidé de patienter un peu plus avant de statuer sur l’une des plus spectaculaires affaires de stupéfiants de ces dernières années. Le procès des quatre ressortissants espagnols, interceptés avec près de 700 kilos de poudre blanche au large de Saint-Louis, a été renvoyé au 11 septembre 2026.
C’est un rebondissement de procédure qui vient prolonger le suspense devant la Chambre de jugement du Pool judiciaire financier (PJF). Alors que l’audience de cette affaire criminelle de haute volée devait se tenir ce vendredi 14 août, le tribunal a ordonné un report. La raison ? L’absence de l’administration des Douanes. Dans un dossier impliquant la contrebande de marchandises prohibées, la présence de cette institution en tant que partie civile est jugée indispensable.
Un coup de filet magistral en haute mer
L’origine de cette affaire remonte à la nuit du 23 décembre 2023 et illustre l’efficacité des renseignements maritimes. Ce soir-là, le patrouilleur Walo de la Marine nationale sénégalaise intercepte une vedette de type « Go Fast » naviguant au large des côtes de Saint-Louis.
À son bord, l’équipage composé de cinq Espagnols dissimule une cargaison faramineuse : 23 ballots renfermant chacun 30 blocs d’un kilo de cocaïne, portant le poids total de la saisie à 690 kg.
Face aux enquêteurs, les mis en cause avaient tenté de justifier leur incursion dans les eaux sénégalaises par un scénario rocambolesque. Ils auraient prétendument dérivé suite à une panne de carburant alors qu’ils faisaient route vers l’Espagne. Une ligne de défense fragile qui s’est rapidement heurtée aux incohérences de leurs déclarations et aux solides éléments matériels du dossier, convaincant le juge d’instruction de les placer sous mandat de dépôt dès le 5 janvier 2024.
Trois lourds chefs d’inculpation retenus
L’instruction, officiellement bouclée le 5 juin 2026, a permis de clarifier les poursuites. Si l’accusation de blanchiment de capitaux a été abandonnée — les flux financiers suspects n’ayant pu être formellement établis —, le PJF n’a pas fait dans la dentelle pour le reste.
Les accusés devront répondre de trois crimes majeurs :
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Association de malfaiteurs
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Trafic international de stupéfiants
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Contrebande de marchandises prohibées
Le box des accusés comptera quatre individus : I. R. Nogales (39 ans), J. A. O. Outeiral (56 ans), S. D. Otero alias « José » (63 ans) et le doyen J. M. C. Rial (68 ans). Le cinquième membre du groupe, M. A. A. Cores, ne sera pas jugé. Il a tragiquement perdu la vie le jour de son incarcération, le 5 janvier 2024, lors d’une évacuation sanitaire d’urgence, éteignant de fait les poursuites à son encontre. La justice a par ailleurs prononcé un non-lieu pour deux autres individus non identifiés, désignés sous les pseudonymes « Luis » et « X ».
Rendez-vous est donc pris le 11 septembre pour faire toute la lumière sur les ramifications de ce réseau international.
La Rédaction, Sunuker.net
















































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