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ONU : Macky Sall reste bloqué à 5 soutiens, le 5e « straw poll » complique davantage sa candidature

ONU : Macky Sall reste bloqué à 5 soutiens, le 5e « straw poll » complique davantage sa candidature

ONU : Macky Sall reste bloqué à 5 soutiens, le 5e « straw poll » complique davantage sa candidature

La course à la succession d’António Guterres connaît un nouveau tournant. Lors du cinquième vote indicatif organisé mercredi 7 octobre 2026 par le Conseil de sécurité de l’ONU, l’ancien président sénégalais Macky Sall aurait recueilli cinq avis favorables contre dix avis défavorables. Un résultat qui maintient son niveau de soutien, mais qui traduit également une forte opposition au sein des quinze membres du Conseil.

Le processus de désignation du prochain secrétaire général des Nations unies entre dans une phase de plus en plus décisive. Réunis à huis clos, les membres du Conseil de sécurité ont procédé à un nouveau straw poll, un scrutin informel destiné à mesurer l’état des rapports de force entre les différents candidats.

Selon les résultats rapportés par des sources diplomatiques, Macky Sall obtient cinq « encourage » et dix « discourage ». Aucun membre n’aurait choisi l’option « no opinion ». Ces chiffres ne constituent pas un vote officiel et ne sont pas publiés par le Conseil de sécurité lui-même. Ils sont issus de fuites diplomatiques, comme cela avait déjà été le cas lors des précédents tours.

Pour l’ancien président sénégalais, le constat est surtout celui d’une stagnation. Il conserve les cinq soutiens obtenus lors du quatrième straw poll, organisé le 29 septembre. À cette occasion, Macky Sall avait recueilli cinq voix favorables, neuf défavorables et une position sans opinion.

Cette fois, le nombre d’avis défavorables passe donc à dix. Cela signifie que les deux tiers des membres du Conseil de sécurité se sont prononcés contre sa candidature dans ce scrutin indicatif. Il convient toutefois de ne pas interpréter mécaniquement ces résultats comme une intention de veto : les bulletins utilisés lors de ces consultations ne permettent pas de savoir quels pays, notamment parmi les cinq membres permanents, ont exprimé leur opposition.

Une candidature qui peine à progresser

Le parcours de Macky Sall dans les différents tours montre une évolution contrastée. Lors du premier straw poll, organisé le 30 juillet, l’ancien chef de l’État sénégalais avait obtenu six avis favorables, sept défavorables et deux « sans opinion ». Il avait conservé six soutiens lors du deuxième tour, le 21 août.

La situation s’est ensuite dégradée en septembre. Lors du troisième vote, le 18 septembre, il n’avait recueilli que cinq encouragements, contre neuf avis défavorables et une position sans opinion. Le quatrième tour, le 29 septembre, n’avait pas permis de redresser la situation : cinq soutiens, neuf oppositions et une position sans opinion.

Le cinquième tour confirme donc une absence de progression du nombre de soutiens. Dans le même temps, la configuration générale de la compétition continue d’évoluer.

La Costaricaine Rebeca Grynspan demeure notamment l’une des candidates les mieux placées dans les consultations informelles. Lors du quatrième tour, elle avait obtenu dix voix favorables, trois défavorables et deux « sans opinion ». Reuters la présente encore, après le cinquième scrutin, comme la candidate ayant recueilli le plus de soutien dans cette série de consultations.

La compétition s’inscrit également dans un contexte particulier. Plusieurs membres de l’ONU ont publiquement ou diplomatiquement exprimé leur intérêt pour une éventuelle arrivée d’une femme à la tête de l’organisation, alors qu’aucune femme n’a encore occupé le poste de secrétaire général depuis la création des Nations unies. La candidature de Rebeca Grynspan s’inscrit par ailleurs dans la revendication plus large d’une représentation latino-américaine.

Un processus encore loin de son terme

Malgré l’importance accordée aux straw polls, ceux-ci ne constituent pas l’élection du secrétaire général. Ils servent essentiellement à identifier les candidatures susceptibles de rassembler suffisamment de soutien avant le passage au processus formel.

L’article 97 de la Charte des Nations unies prévoit que le secrétaire général est nommé par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité. Dans la pratique, le candidat recommandé doit obtenir au moins neuf voix sur les quinze membres du Conseil et ne pas être bloqué par un veto de l’un des cinq membres permanents : les États-Unis, la Chine, la Russie, la France et le Royaume-Uni.

Cette particularité rend la lecture des straw polls particulièrement délicate. Un candidat peut disposer d’un nombre important de soutiens tout en restant vulnérable si l’un des membres permanents s’oppose à sa candidature. À l’inverse, les résultats des consultations informelles ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer l’issue finale.

Le calendrier devient néanmoins de plus en plus serré. Le mandat d’António Guterres doit s’achever le 31 décembre 2026, ce qui laisse aux États membres quelques semaines pour parvenir à un accord et organiser la transition.

Pour Macky Sall, le cinquième straw poll apporte donc peu de changement sur le plan du soutien : cinq encouragements, comme lors du tour précédent. Mais la hausse des avis défavorables à dix constitue un nouvel élément dans une compétition où les rapports de force peuvent encore évoluer.

La candidature sénégalaise reste officiellement dans la course. Les prochains échanges diplomatiques, les éventuels retraits de candidats et surtout la capacité des différents prétendants à construire un consensus au sein du Conseil de sécurité seront déterminants pour la suite du processus.

Sunuker News Desk