Le parti écologiste portugais LIVRE réclame l’exclusion du Maroc de l’organisation du Mondial 2030
Le débat autour de l’organisation de la Coupe du monde de la FIFA 2030 prend une nouvelle tournure politique. Au Portugal, le parti écologiste LIVRE a officiellement demandé au gouvernement portugais et à la Fédération portugaise de football de reconsidérer la participation du Maroc en tant que coorganisateur du tournoi, à la suite de la récente crise migratoire survenue dans l’enclave espagnole de Ceuta.
Dans une déclaration publiée sur le réseau social Bluesky, le porte-parole du parti, Jorge Pinto, a estimé que les événements récents rendaient « intenable » une organisation conjointe avec le royaume marocain. Selon lui, le Portugal ne devrait pas être associé à un pays qu’il accuse de ne pas offrir les garanties nécessaires en matière de coopération politique et de respect des droits humains.
Des critiques à la fois politiques et éthiques
Au-delà de la crise migratoire, LIVRE fonde également sa position sur des préoccupations relatives aux droits humains. Le parti évoque notamment la situation au Sahara occidental, les accusations de répression formulées contre Rabat ainsi que l’utilisation présumée des flux migratoires comme levier de pression diplomatique envers l’Espagne. Ces arguments ont été transmis dans une demande officielle adressée au Premier ministre portugais, Luís Montenegro, ainsi qu’au président de la Fédération portugaise de football, Pedro Proença.
Selon Jorge Pinto, la participation du Maroc au projet du Mondial 2030 devrait être réévaluée non seulement pour des raisons politiques, mais également au regard des enjeux de sécurité et de logistique que représente une compétition d’une telle ampleur.
Une candidature pourtant validée par la FIFA
Malgré ces critiques, la candidature conjointe du Maroc, de l’Espagne et du Portugal reste pleinement validée par la FIFA. En octobre 2023, le Conseil de la FIFA avait désigné cette candidature comme la seule retenue pour accueillir l’édition du centenaire de la Coupe du monde. Trois rencontres commémoratives doivent également être disputées en Uruguay, en Argentine et au Paraguay afin de célébrer les 100 ans de la compétition.
Cette édition de 2030 sera historique puisqu’elle réunira des matchs sur trois continents et dans six pays, une première dans l’histoire du tournoi.
Le Maroc poursuit activement ses préparatifs
Du côté marocain, les préparatifs se poursuivent sans interruption. Le Royaume investit massivement dans la modernisation de ses infrastructures sportives, de transport et d’hébergement afin de répondre aux exigences de la FIFA. Cette organisation constitue l’aboutissement de plusieurs décennies de candidatures infructueuses avant l’intégration du projet commun avec l’Espagne et le Portugal.
Le Maroc bénéficie également d’un poids sportif grandissant sur la scène internationale. La performance historique des Lions de l’Atlas lors de la Coupe du monde 2022, où ils sont devenus la première sélection africaine à atteindre les demi-finales, a renforcé la crédibilité du pays comme futur organisateur d’un Mondial.
Peu de chances d’un changement de cap
À ce stade, les observateurs estiment qu’un retrait du Maroc demeure hautement improbable. Aucun responsable de la FIFA n’a laissé entendre qu’une remise en cause de la candidature conjointe était envisagée. Les préparatifs avancent conformément au calendrier, avec une coordination étroite entre les trois pays organisateurs et les instances du football mondial.
Si les prises de position de LIVRE témoignent des tensions politiques suscitées par la crise de Ceuta, elles ne remettent pas en cause, pour l’heure, le processus officiel engagé par la FIFA. Le Mondial 2030 demeure ainsi prévu sous l’organisation conjointe du Maroc, de l’Espagne et du Portugal, dans ce qui s’annonce comme une édition sans précédent de la plus grande compétition du football mondial.
Sunuker Desk News

















































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