Dakar 2026 : 46 ans après Moscou, Mohamed Diop transmet la flamme olympique
Le mardi 15 septembre 2026, dans les rues de Dakar, la flamme des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 a été portée par une personnalité dont l’histoire personnelle se confond depuis près d’un demi-siècle avec celle de l’Olympisme : le Dr Mohamed Diop.
À Point E, au milieu de la ferveur populaire, l’ancien nageur olympique sénégalais a reçu la torche et l’a élevée sous les applaudissements. Un geste symbolique, mais particulièrement fort pour celui qui avait découvert l’esprit olympique dès 1980, à l’occasion du camp de jeunesse organisé en marge des Jeux de Moscou.
Quarante-six ans plus tard, le même homme se retrouve au cœur d’un autre moment historique : Dakar s’apprête à accueillir, du 31 octobre au 13 novembre 2026, les premiers Jeux olympiques de la jeunesse jamais organisés sur le continent africain. Près de 2 700 jeunes athlètes sont attendus dans 35 disciplines.
Le parcours du Dr Diop témoigne d’une remarquable continuité. International sénégalais de 1979 à 1999, il a participé aux Jeux olympiques de Séoul en 1988 et de Barcelone en 1992, après avoir notamment remporté une médaille de bronze aux Jeux africains de Nairobi en 1987. Il a ensuite dirigé la Fédération sénégalaise de natation et de sauvetage pendant 19 ans, de 2001 à 2020.
Son engagement a largement dépassé les frontières du Sénégal. Ancien membre du Bureau de la FINA, devenue World Aquatics, Mohamed Diop siège aujourd’hui au Bureau de World Aquatics pour le mandat 2025-2029. Il est également présenté par World Aquatics comme un ancien nageur olympique et un dirigeant majeur du sport aquatique africain.
Mais son histoire avec la natation remonte encore plus loin. En 1972, alors qu’il découvre la télévision au Sénégal, le jeune Mohamed Diop découvre également une légende qui allait marquer son imaginaire : l’Américain Mark Spitz, auteur de performances historiques aux Jeux olympiques de Munich. Cinquante ans plus tard, en 2022, le jeune passionné devenu médecin, nageur olympique et dirigeant international aura l’occasion de rencontrer Spitz lors des Championnats du monde de natation à Budapest.
Ainsi, le relais de Dakar prend une dimension particulière. Le Dr Diop a vécu la flamme et l’aventure olympique sous plusieurs casquettes : jeune participant au camp de jeunesse de Moscou, nageur olympique, médecin engagé dans le mouvement sportif, dirigeant de la natation sénégalaise et africaine, puis membre de la gouvernance mondiale de la natation.
Le 12 septembre, quelques jours avant son passage, Dakar avait déjà accueilli la flamme avec la Marche des 100 Linguères, avant son passage dans les différentes régions du Sénégal. Le parcours national doit couvrir quelque 3 600 kilomètres avec plus de 400 porteurs avant le retour à Dakar pour l’ouverture des Jeux.
Pour Mohamed Diop, porter cette flamme en 2026 revient donc à transmettre un héritage. De Moscou à Dakar, d’une génération à l’autre, la torche symbolise davantage qu’une compétition : elle raconte une vie consacrée au sport et ouvre une nouvelle page pour la jeunesse africaine.
La flamme que Mohamed Diop a tenue à Dakar appartient désormais à une nouvelle génération. Et son message est simple : ceux qui rêvaient hier de toucher l’Olympisme doivent aujourd’hui aider les jeunes à construire leur propre histoire.
Par N’diawar Diop




















































Laisser une réponse
View Comments