L’AUTRE MÉGA SCANDALE, MISS SÉNÉGAL SUR LE POINT D’ÊTRE RANGÉ AU TIROIR DES OUBLIETTES
AUCUN COMBAT DANS CE PAYS, MÊME LES PLUS NOBLES NE PEUVENT DURER PLUS DE SOIXANTE DOUZE HEURE À CAUSE D’UNE JUSTICE QUI A FAILLI JUSQU’À ÊTRE REMPLACÉE PAR UNE AUTRE JUSTICE DITE POPULAIRE DANS UN TRIBUNAL MÉDIATIQUE SANS CONSTANCE, QUI SAUTO-SAISIT, JUGE, CONDAMNE, RELAXE, SANS LÉGITIMITÉ AUCUNE DANS UN MANQUE TOTAL DE COHÉRENCE.
« Même si l’émotion n’est pas « NÈGRE », même si la réalité a démontré que la raison est « HUMAINE » pas « hellène », le Sénégal est aujourd’hui incontestablement un peuple émotionnel et même ceux qui défendent le contraire de ceci réagiront émotionnellement.
S’abstenir de se prononcer ou retarder sa communication sur certains sujets reste parfois la meilleure option dans un pays où les suiveurs suivent le troupeau et jugent gratuitement sans se poser les bonnes questions et les personnes suivies ne soucient guère de l’immense responsabilité qui repose sur leurs épaules. Qui suit ici au Sénégal ? La réponse est: tout le monde. Qui est suivi? des personnes la plupart pas très informées, sans aucune formation solide, qui n’ont ni art ni talent ni savoir sans aucun sens de l’écoute, arrogantes et méchantes à la fois, qui ne montre aucun professionnalisme dans leur pratique et pire qui réagissent sous le coup de l’émotion.
Il est très difficile parfois de tirer une conclusion, même après avoir écouté toutes les versions d’un fait à cause de cette usurpation de fonction qui engendre une absence totale de toutes les vraies informations qui permettraient d’avoir une opinion objective personnelle. Ne pas piper mot même sur un sujet qui défraie la chronique est le meilleur choix parfois dans une société où ceux qui informent ne sont pas journalistes de formation, et les journalistes de formation ont délaissé leur métier et se contentent de jouer tous les rôles sauf celui de quelqu’un qui fouille, cherche, trouve, trie, vérifie et informe juste et vrai.
Il y a tellement de problèmes au Sénégal qu’il est difficile d’en régler un, sans qu’un autre plus grave ne se présente pour réclamer une éradication urgente. Il y a tellement de cas au Sénégal qu’il est quasi-impossible d’assister à un suivi de cas.
Cependant, si le cas tend à être grave et affiche des signes annonciateurs capables de bouleverser notre société, doit-on se laisser faire à la place d’un soulèvement stratégique populaire ? Si nous affichons tous les jours une envie débordante de vouloir faire bouger les choses, notre préoccupation première devrait être la recherche de notre meilleure version pour rompre avec nos attitudes mauvaises et chroniques déjà ancrées, sortir de notre zone de confort, délaisser la mauvaise pratique du recours à, » la solution de la facilité », afin de pouvoir obtenir gain de cause même si c’est difficile ou quasi-impossible.
Combattre le mal par la racine n’a jamais été notre option, faire « semblant » de régler un problème a toujours été notre pire façon.
Il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de s’interroger sur notre façon de faire nous sénégalais et africains qui nous retient depuis le début dans cette position de toujours, » derrière les derniers ». Se lever par moment pour des causes nobles africaines, et retourner se ranger presque chaque instant avant que solution ne soit apportée. Il est clair aujourd’hui que si le combat qui doit être mené au Sénégal pour le Sénégal réclame forcément de la constance, ce dernier est perdu d’avance. Le constat est unanime… Ici au Sénégal comme disait l’autre, les combats de la majeure partie des citoyens ne dépassent pas 48 heures ou 72 heures, peu importe leur impact positif sur cette société, même si ces combats sont capables de donner définitivement un acquis sur mille réclamations, même s’ils ont le pouvoir de changer définitivement et radicalement le destin coincé de ce continent.
Le refus d’anticipation des combats continue d’ôter le Sénégal des victoires sécurisées dans l’avenir. Le choix de tirer la sonnette d’alarme que quand il s’agit d’un citoyen célèbre est la pire chose qui puisse arriver à cette société. Le citoyen lambda souvent victime, pousse des cris inaudibles sans jamais voir sa situation intenable bougée.
Nos problèmes stagnent comme les eaux de pluie de Keur Massar et reviennent chaque saison parce que nous refusons toujours d’apporter une vraie solution.
Si toutes les accusations contre la dame organisatrice du concours Miss Sénégal sont vraies, admettons que nous sommes dans un état de nature où une personne peut se réveiller, recruter des personnes vulnérables et les traiter comme des poulets de chair au vu et au su de tout le monde en complicité avec les élites sans risquer aucune sanction. Ces récits glaçants qui viennent de part et d’autre montrent clairement que le courage est perdu à jamais dans notre société, le refus de témoigner par contrainte est devenu une réalité, la peur d’être jugé est installé dans l’esprit de chaque citoyen, le désir d’être soutenu au préalable avant prise de parole une attitude dangereuse qui prend forme, une justice désœuvrée sous la tutelle d’un tribunal illégitime médiatique, une torture psychologique qui empêche toute préservation de sa santé émotionnelle. Le « je m’en foutisme » absolu des dirigeants a produit un « je m’en boutisme » des dirigés.
Nous faisons semblant d’être choqués après le méga scandale miss Sénégal, alors que 89 sénégalais sur 90 savent bel et bien comment les choses fonctionnent ici. Dans un pays où la tricherie, la réussite sans travail, le triomphe sans gloire, la corruption et le népotisme sont érigés comme modèle, attendre le mérite basé sur un travail sérieux n’est qu’une illusion.
Un investissement négatif ne produira jamais des effets positifs. Le désir d’arriver à la minute qui suit au sommet sans parcourir le chemin, pousse certaines personnes à vendre leurs âmes au diable, la boulimie du fric pousse d’autres à vendre leur corps.Nous sommes devenus une société de tous les moyens sont bons, où seul le « avoir » est considéré, le « savoir » est délaissée, les plus inconscients se ruent vers un buzz bad qui détruit profondément les communautés humaines, le mensonge est la seule vraie compétence reconnue, le contre-exemple, une des pires bassesses très promues.
L’attitude mauvaise de certains chefs d’entreprise à vouloir inaugurer la nouvelle recrue avant même que celle-ci ne connaisse la postion exacte de l’entreprise. Homme et femme tous victimes de promotion canapé ou de chantages sexuels, de stages à durée indéterminée parfois plus de 2 ans sans remboursement du transport avec un esclavagisme vrai, des femmes dans le milieu du showbiz de tous les dangers avec l’accord total de leur parent, qui la plupart sont prêtes à se livrer aux personnes qu’elles considèrent délivreur.
Des hommes qui considèrent les femmes comme des proies, sautent sur elles comme des tigres sans ou avec consentement. Des lesbiennes naissent comme des criquets sans problème, des homosexuels osent réclamer des droits dans notre société, de nouvelles cités pour séance de partouze voient le jour dans nos grandes villes, la franc-maçonnerie est devenue aujourd’hui une religion, Ibou Gueye insiste dans son chef-d’œuvre, » IDOLES » sur les réseaux de drogue et de prostitution qui selon son scénario, appartiennent aux gouvernants blanchisseurs d’argent, d’après tout le peuple se concentre sur son divertissement sans fin. Nous sommes capables de détruire un humain en allant dormir tranquillement jusqu’à faire une grasse matinée, s’y ajoute le maraboutage la pire de toutes ces pratiques énumérées jusqu’ici, seules les mangeurs d’hommes sont capables de cannibalisme.
Ce pays est malade de pratiques culturelles, religieuses, cultuelles, humaines, malade sexuellement, juridiquement, journalistiquement, psychologiquement, présidentiellement, gouvernementalement, il est malade médicalement sans soignant.
Tant que les fautifs continueront d’emprunter un voile à satan, faire une vidéo, présenter leurs excuses insincères avec des larmes de crocodile pour regagner leur sympathie perdue, qu’ils espèrent retrouver avec le soutien des sénégalais les plus sensibles, très amnésiques qui peuvent pardonner les plus grandes injustices sans se soucier du concerné, cette société n’est plus victime mais complice. La justice si elle existait bien sûr, ferait depuis son travail, en condamnant les fautifs et corriger suivant les règles, les récidivistes.
Une société qui se veut être modèle doit lutter contre toute indulgence débordante, tout » maslaa » en puissance, toute HYPOCRISIE sociale sans vacances, pour pouvoir donner continuellement la leçon à tous ceux qui envisagent de faire du mal dans le seul but de prolonger la souffrance.
Cheikh Tidiane Dansokho Kaolack













































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