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La Justice, l’Amnistie et la Grâce : ou le Coup d’état permanent ? PAR AHMADOU DIOP CPC.

Depuis la fameuse crise politique, supposée  de 62 au Sénégal, le feu poète de  la négritude, Senghor s’en était  saisi  comme prétexte habile, pour instaurer le régime présidentiel autoritaire, fort,  illégal et illégitime,  et ce sans le consentement général des sénégalais et des sénégalaises, par voie référendaire et  à l’unanimité.  Je me suis exprimé  à maintes reprises  sur la question par écrit et par audio, il presque un an. En vérité, lorsque toute hypothèse, est fausse, tout s’écroule. En Afrique francophone, dite le pré-carrés, ou sous tutelle coloniale, l’illégalité devient systématiquement  réglementaire dans cette partie du monde.   Et inversement, la légalité est interdite. Nous marchons sur la tète. Ce n’est pas  pour rien que nous  sommes exclus dans l’hagiographie de la planète entière, civilisée.

La justice, l’amnistie et la grâce sont  de facto des armes politiques contre tout citoyen, citoyenne, ou tout opposant réel ou supposé : une réminiscence napoléonienne. Pour rappel, le 10 juin 2015, j’écrivais et publiais dans mon blog et sur sunuker.com et par audio, un article intitulé, Chronique :  « la justice : sens dessus dessous ». Par Ahmadou Diop. Il est  toujours en ligne comme tout le reste de mes écrits.
Voici quelques uns  de mes propos de l’époque : « Apparemment, les juges de la crei, le bras armé du tyran, ne jugent que  pour les citoyens libres et les opposants présumés coupables d’avance, mais se gardent bien de traduire dans les tribunaux, les premiers coupables, désignés par leurs  enrichissements illicites, dont Marième Faye, est en première loge. Laquelle ne dispose guère d’aucune immunité constitutionnelle.

Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, ses propres frères, cousines, tantes, cousins directs ou parents d’alliance, sont aussi riches miraculeusement, comme si les autres citoyens sont de seconde zone.

En France, à propos de la liberté, voltaire, un certain écrivain proposait : « la communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la loi ».

 Mais ici, le contraire se produit toujours, car toute opposition réelle compatible à la liberté d’expression inscrite dans la constitution est assimilée à une déstabilisation systématique supposée. Macky Sall, qui dénonçait urbi, orbi, en 2011, les entraves à la démocratie et aux manifestations légales, allant jusqu’à menacer même de créer un gouvernement parallèle, en cas de victoire d’Abdoulaye wade, interdit tout, comme si rien n’était.

La souveraineté appartient au peuple souverain, libre et indépendant. Macky Sall, les  viole est un faussaire, offense de facto, l’ensemble des sénégalais qu’il ne respecte nullement- il n’y a ni plus ni moins.

Macky diligente par derrière la traque des biens mal acquis supposés. C’est lui qui libère, emprisonne, inculpe à tout vent. Il est donc l’unique justicier, sélectionne qui il veut pour le punir ou le laisser libre, selon ses propres pulsions névrotiques. Ceux que l’on croit être des juges ou des procureurs, ne sont que de simples ustensiles, ne ustensiles, pour n’être que de simples robots.

 Selon ses propres calendriers  illégaux, quand la justice rend ses verdicts, il passe par derrière, comme pour se donner une magnanimité, gracie unilatéralement  et amnistie à tour de bras. Or, la grâce individuelle doit être demandée par requête au président de la république, ne fait pas disparaître la condamnation, reste inscrite au casier judiciaire.

 Elle constitue donc une épée de Damoclès. La grâce est  donc un acte du président de la république, alors que l’amnistie relève de la compétence exclusive du parlement, qui précise, la nature et la gravité, supprime le caractère des infractions concernées.

Sauf que celui-ci, chez nous, obéit  machinalement mécaniquement  au doigt et à l’œil du tyran, qui est juge et partie, épargne, protège son clan. C’est ça la face cachée et les contradictions du régime présidentiel illégal et illégitime, qu’il a été imposé dans les anciennes françaises.

Le préfet de Macky Sall, sous le prétexte de risque  de trouble à l’ordre public, interdit toute manifestation légale, autorisée par la constitution, certes moribonde.  Des  intentions supposées servent de prétexte pour interdire les mécontentements des Sénégalais.

S’ils ne peuvent  pas exprimer leur colère légitime, cela crée systématiquement les violences récurrentes,  et donc l’unique responsable, c’est celui qui interdit tout, trouble l’ordre public, par ses décrets et ses séquences habituelles, mortifères, et par médias interposés endogènes.  Lesquels  sont les relais  et sous la remorque  de la référence mondialiste de l’arbitraire et de la tyrannie.

Alors, le tribal « Pétain noir » confisque la démocratie, foule du pied la liberté d’expression.  Son ramassis de mercenaires,  dit la caisse de résonance et d’enregistrement,   a voté promptement et  presto illico  le rétablissement du poste de  premier bazar.

Quand il s’agit  de  mettre la corde autour des cous de  ses dépités, trafiquants de faux passeports diplomatiques et de faux billets de banque, pour les envoyer en prison  et   sous bonne garde, rechigne et  traîne les pieds, sur ordre  d’en haut.

 Alors,  il n’y a que  deux options  possibles : soit, nous avons le devoir moral de restaurer le régime parlementaire, qui est plus juste et plus démocratique. Soit,  le référendum d’initiative citoyenne : c’est-à-dire l’assemblée  constituante, telle qu’elle a été proposée  par le  Tribun, Jean Luc Mélenchon.

 C’est un choix politique que nous devons  absolument mettre en application,  si nous voulons  mettre fin  à l’anarchie et  aux enrichissements illicites  des élus et des ministrons, notamment à l’immunité du prétendu chef d’état, qui  est par définition, source d’impunité.   Qu’il s’agisse de la justice, de l’amnistie et de la grâce,  le tribal, le parisien,  le «  Pétain noir »  cornaque tout et dans le secret le plus absolu.

 Nous ne sommes pas dans une république normale et transparente, mais dans une dictature  et  dans une  inquisition totale  dans lesquelles  le tout répressif sévit. La  justice, l’amnistie et la grâce, trois pouvoirs, soi-disant régaliens- mon œil-, relèvent exclusivement du domaine du chef de l’état.

 Sincèrement, ces trois armes  de guerre constituent une écharde à la démocratie et aux libertés fondamentales, sont  à la  disposition d’un seul personnage tout puissant, concentre par devers tous les pouvoirs.

 Celui-ci nomme, dégomme son premier ministron, Lequel, nous-dit-on, désigne  sa racaille sémillante de «  « doungourou »et sur instruction du président-monarque, tranche en dernier lieu. Et ce n’est pas tout. Il a  donc  le pouvoir de gracier ou d’amnistier, qui il veut.

 Le pouvoir, est un moyen de chantage, de pression,  d’oppression pour ses opposants supposés. En sus, il  est  chef de parti politique  et  président et  membre de la haute magistrature,  nomme les juges, les emplois civils et militaires,  contrôle sa  justice et le parquet- ou  le paquet farandole, que sais-je encore ?  Il n’y a point  ni d’indépendance, ni de séparation des pouvoirs.

 Qui peut parler de transparence, de démocratie pérenne, ou d’éthique et d’équité ? Dans ces conditions, la démocratie n’est qu’un habillage décousu, dans tout cela.

Manifestement, il y a lieu de parler  de tromperie et d’escroquerie politique, judiciaire, organisée. Gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple : un simple slogan et vide. Le peuple  légitime, indépendant et souverain et au nom du suffrage universel, tranchet-il en dernier ressort,  chez nous au Sénégal ?

  Selon les règles standardisées, la souveraineté  appartient-il vraiment au peuple qui l’exerce par ses représentants au Sénégal ?   Le suffrage universel a-t-il donc un sens  élevé au Sénégal et en Afrique des pantins, des bourreaux, déshonorables et inamovibles ?