À Kaolack, la réhabilitation de la Route Nationale 1 fait grincer des dents. Dans les quartiers de Boustane et Bongré, la déviation imposée par le chantier transforme le quotidien des habitants en calvaire depuis plus de 4 mois.
*Poussière, santé et accidents : le triple fardeau*
Avec le détournement du trafic au cœur des zones d’habitation, voitures et camions passent désormais devant les concessions. Résultat : un nuage de poussière permanent.
« On vit dans la poussière H24. On est tous malades, enrhumés. Les enfants ont la diarrhée. On met des masques mais on ne peut pas en mettre aux enfants toute la journée. C’est invivable », dénonce Aicha Sène, habitante de Boustane.
Le danger ne vient pas que de l’air. La déviation, mal signalée, multiplie les accidents. Le terrain de football de Boustane, très fréquenté le soir par les jeunes des deux quartiers, longe la voie provisoire. « Chaque soir c’est plein de jeunes à l’entraînement. Les voitures passent à ras. C’est un accident qui attend d’arriver », alerte Marone de Bongré.
*L’urgence avant l’hivernage*
Avec les premières pluies déjà tombées sur Kaolack, l’inquiétude grandit. Les riverains redoutent le pire : poussière aujourd’hui, inondations demain.
« Les travaux traînent et l’hivernage est là. Si ça continue, l’eau va stagner et on va souffrir encore plus. Qu’on accélère le chantier », implore Cheikh Ndiaye.
Pourtant, personne ne conteste l’utilité du projet. La RN1, axe du corridor Dakar-Bamako, était très dégradée sous le passage des gros-porteurs. Les habitants saluent l’annonce d’une 2×2 voies qui désenclavera mieux la capitale du Saloum. Mais ils réclament de la célérité.
« On veut cette nouvelle route, c’est un plus pour Kaolack. Mais qu’elle soit finie vite. C’est notre plaidoyer », concluent les habitants de Boustane et Bongré.
_Auteur : La Rédaction Sunuker_













































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