La redoutable « route de l’Atlantique » continue d’attirer de nombreux jeunes Ouest-Africains, malgré les risques immenses. Ce mardi 14 juillet 2026, un nouveau drame a été évité de justesse au large des côtes mauritaniennes. Les garde-côtes de la République islamique de Mauritanie ont intercepté une pirogue de fortune transportant 169 candidats à l’émigration irrégulière, à hauteur de la ville portuaire de Nouadhibou.
Une majorité de Sénégalais à bord
Selon les autorités maritimes, l’embarcation avait clandestinement largué les amarres depuis les côtes gambiennes, espérant rallier l’archipel espagnol des îles Canaries, porte d’entrée prisée vers l’Europe.
Le recensement des passagers dresse un tableau alarmant et met en lumière la forte présence de nos compatriotes sur ces routes migratoires. Sur les 169 personnes arraisonnées, 102 ont déclaré être de nationalité sénégalaise. Ils voyageaient aux côtés de 65 Gambiens et de 2 Nigérians.
La composition démographique de l’équipage rappelle que le phénomène touche toutes les franges de la société. Si les hommes restent majoritaires (147 individus), on dénombre également 14 femmes et 8 mineurs, dont 6 garçons et 2 fillettes, qui ont bravé les flots de l’océan Atlantique.
Nouadhibou, un verrou sur la route des Canaries
Cette interception s’inscrit dans un contexte d’intensification des patrouilles maritimes. Située à la frontière avec le Sahara occidental, la presqu’île de Nouadhibou est un point de transit historique pour les flux migratoires en provenance du Sénégal et de la Gambie. Face à la recrudescence des départs ces dernières années, la Mauritanie, souvent appuyée par des accords de coopération avec l’Espagne et l’agence européenne Frontex, a considérablement renforcé sa surveillance côtière.
Les migrants interceptés dans cette zone sont systématiquement débarqués au port de Nouadhibou. Ils y reçoivent généralement les premiers soins avant d’être transférés vers des centres d’accueil temporaires, en vue de l’organisation de leur rapatriement imminent vers leurs pays d’origine.
Ce énième coup de filet au large de la Mauritanie vient rappeler l’urgence, pour les États de la sous-région, d’intensifier la lutte contre les réseaux de passeurs, tout en offrant de véritables perspectives économiques à une jeunesse poussée à l’exil.
La Rédaction : Sunuker.net)
















































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