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Cabinet d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale : les nominations d’anciens ministres relancent le débat sur le coût des institutions

Cabinet d'Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale les nominations d'anciens ministres relancent le débat sur le coût des institutions

Cabinet d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale : les nominations d’anciens ministres relancent le débat sur le coût des institutions

La composition du cabinet du nouveau président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, continue d’alimenter les débats sur la scène politique sénégalaise. Les récentes nominations de plusieurs anciens ministres et collaborateurs de l’exécutif au sein de son entourage immédiat suscitent des réactions contrastées. D’une part, les défenseurs parlent de la continuité administrative. D’autre part, certains critiquent le coût de ces nouvelles fonctions.

Depuis l’installation d’Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale, plusieurs figures ayant récemment quitté le gouvernement ont rejoint son cabinet. C’est une configuration qui nourrit les commentaires de certains observateurs. Par ailleurs, ces derniers n’hésitent pas à évoquer l’existence d’un « gouvernement parallèle ». Ils estiment que ces recrutements concentrent un nombre important d’anciens responsables de l’exécutif autour du président de l’institution parlementaire.

Parmi les voix critiques figure l’ancien député Cheikhou Oumar Sy, qui s’est exprimé sur les réseaux sociaux pour dénoncer ce qu’il considère comme une utilisation excessive des ressources publiques. Avec une pointe d’ironie, il a comparé la liste des nouveaux collaborateurs à la composition d’une équipe de football. Il a affirmé avoir cru, dans un premier temps, qu’il s’agissait de la formation d’une sélection nationale.

Au-delà de cette comparaison, l’ancien parlementaire estime que cette nouvelle organisation représenterait une charge financière importante pour les finances publiques. Selon lui, le fonctionnement du cabinet pourrait coûter plusieurs centaines de millions de francs CFA par an au contribuable sénégalais. Par ailleurs, il critique également le fait que plusieurs anciens ministres continueraient, conformément aux dispositions prévues par les textes applicables, à bénéficier des avantages liés à la cessation de leurs fonctions pendant une période transitoire.

Cheikhou Oumar Sy considère que ces nominations sont en contradiction avec les engagements de sobriété, de rationalisation des dépenses publiques et de rupture avec certaines pratiques de gouvernance. Par ailleurs, ces engagements sont régulièrement mis en avant par les nouvelles autorités depuis leur arrivée au pouvoir. Dans sa publication, il s’interroge sur la cohérence entre les promesses de changement et les choix opérés dans la composition du cabinet du président de l’Assemblée nationale.

À ce stade, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part d’Ousmane Sonko ou des services de l’Assemblée nationale en réponse à ces critiques. Cependant, les partisans de la majorité pourraient faire valoir que la constitution d’un cabinet relève des prérogatives du président de l’institution. Selon eux, ce point répond à des besoins d’organisation, de coordination et d’expertise nécessaires au bon fonctionnement des activités parlementaires.

Le débat relance plus largement la question du dimensionnement des cabinets des hautes institutions de la République, de leur coût de fonctionnement et de la transparence dans la gestion des deniers publics. Depuis plusieurs années, ces sujets alimentent régulièrement les discussions au Sénégal. Par conséquent, une partie de l’opinion appelle à une réduction du train de vie de l’État et à une meilleure maîtrise des dépenses publiques.

Dans un contexte marqué par les attentes des citoyens en matière de bonne gouvernance, les choix opérés par les autorités continuent d’être scrutés aussi bien par les acteurs politiques que par la société civile. En outre, les prochains mois permettront de mesurer l’impact de cette nouvelle organisation sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale et sur le débat politique national.

Signé : La Rédaction de Sunuker News Desk