LIVE
🔴 EN DIRECT : SUNUKER FM • Cliquez sur "ÉCOUTER EN DIRECT" pour suivre nos émissions en temps réel • 🇸🇳 Actualités du Sénégal • 🌍 Actualités Internationales • 🎙️ Débats • 🎤 Interviews Exclusives • ⚽ Sport • 🎵 Musique • 📻 La radio de votre communauté disponible 24h/24 et 7j/7 • 🔥 Ne manquez aucune information importante •

Aminata Touré contre-attaque : « La justice ne se débarrasse pas de quelqu’un parce que vous ne l’aimez pas »

Aminata Touré contre-attaque : « La justice ne se débarrasse pas de quelqu’un parce que vous ne l’aimez pas »

Aminata Touré contre-attaque : « La justice ne se débarrasse pas de quelqu’un parce que vous ne l’aimez pas »

Dakar — Visée par les annonces de poursuites concernant sa gestion passée du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Aminata Touré a choisi de répondre frontalement à Ousmane Sonko. Lors d’une rencontre avec la presse organisée dans le cadre des activités de Kiiraay – Les Patriotes Républicains, l’actuelle Haute représentante du président de la République a rejeté les accusations portées contre elle et assuré n’avoir aucune inquiétude quant à l’issue d’éventuelles procédures judiciaires.

L’ancienne Première ministre estime que les critiques dont elle fait l’objet s’inscrivent dans un contexte politique plus large. Selon elle, ces attaques dépasseraient sa seule personne et participeraient à une stratégie visant à fragiliser le président de la République et à perturber le climat politique.

« Il n’y a aucune matière à poursuivre »

Aminata Touré a notamment rappelé les contrôles effectués durant la précédente administration. Elle affirme avoir elle-même demandé que les conclusions concernant la gestion du CESE fassent l’objet d’une audition publique, associant notamment ses prédécesseurs et son successeur.

À l’en croire, ces démarches n’auraient pas permis de faire apparaître des éléments suffisamment solides pour justifier des poursuites à son encontre.

Elle estime dès lors que l’attention portée aujourd’hui à sa gestion est sélective. L’ancienne responsable politique reproche notamment à Ousmane Sonko de ne pas avoir accordé la même attention aux gestions qui l’ont précédée ou suivie à la tête du CESE.

Sur le principe, Aminata Touré dit toutefois être prête à répondre devant la justice.

« La justice, elle se base sur des faits », a-t-elle martelé, assurant attendre avec sérénité les suites qui pourraient être données au dossier.

Une réponse politique autant que judiciaire

Au-delà des questions financières, le discours de Mimi Touré s’est rapidement transformé en réquisitoire politique contre le président de l’Assemblée nationale.

Elle affirme notamment vouloir désormais répondre aux accusations qu’elle juge infondées afin, dit-elle, d’empêcher ce qu’elle considère comme une entreprise d’intoxication de l’opinion publique.

S’adressant particulièrement à la jeunesse, elle a appelé les citoyens à ne pas accepter sans vérification les accusations formulées dans le débat politique.

L’ancienne Garde des Sceaux a également mis en avant son propre parcours en matière de transparence. Elle rappelle notamment avoir effectué une déclaration de patrimoine à une époque où, selon elle, aucune obligation légale ne l’y contraignait.

Le débat sur les fonds publics s’élargit

Aminata Touré a ensuite déplacé le débat vers la question des fonds dits spéciaux ou non contrôlés. Elle conteste la posture d’exemplarité financière qu’elle attribue à Ousmane Sonko et affirme que certaines pratiques actuellement utilisées par les autorités devraient, elles aussi, faire l’objet de contrôles.

Elle cite notamment ce qu’elle présente comme « le fonds de la Casamance », dont elle conteste les modalités de contrôle.

Cette accusation, comme celles portant sur la gestion du CESE, appelle toutefois à être confrontée aux documents administratifs et aux éventuelles conclusions des organes compétents. Les déclarations politiques des différents protagonistes ne constituent pas, à elles seules, une décision judiciaire établissant une quelconque responsabilité.

« Nous ne laisserons personne intoxiquer l’opinion »

La sortie d’Aminata Touré intervient dans un contexte de fortes tensions autour de la reddition des comptes et de la gestion des ressources publiques. Alors que le pouvoir actuel affirme vouloir renforcer les mécanismes de transparence, plusieurs anciens responsables de l’État sont désormais au centre de débats portant sur leur gestion passée.

Pour Mimi Touré, la confrontation doit désormais se faire sur le terrain des faits et du droit. Elle se dit disposée à répondre devant les juridictions si celles-ci sont effectivement saisies, tout en rejetant catégoriquement toute accusation de mauvaise gestion.

Cette nouvelle offensive marque en tout cas une escalade dans le bras de fer politique avec Ousmane Sonko, chaque camp mettant désormais en avant sa propre conception de la transparence, de la reddition des comptes et du contrôle des fonds publics.

Sunuker News Desk