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Agenda Sénégal 2050 : Le ministre Alain Diouf trace les pistes d’une nouvelle politique territoriale avec les élus locaux

Par La Rédaction

L’impulsion des politiques publiques passe par une décentralisation plus forte et mieux coordonnée. Le ministre auprès du Président de la République chargé du Suivi et de l’Évaluation de l’Agenda Sénégal 2050, Alain Diouf, s’est récemment adressé aux membres de l’Union des associations des élus locaux du Sénégal (UAEL) pour exposer la vision du gouvernement en matière de développement territorial et de gouvernance locale.

Ancrer l’Agenda 2050 dans les territoires

Devant les représentants des collectivités territoriales, l’ancien coordonnateur du PROCASEF a insisté sur un changement de paradigme fondamental. Pour lui, les communes et les départements ne doivent plus être de simples spectateurs, mais bien le prolongement opérationnel des grands chantiers inscrits dans le référentiel stratégique national.

Le ministre a notamment mis en lumière le déséquilibre économique historique caractérisé par une forte concentration des activités sur l’axe occidental du pays. Pour corriger cette disparité, l’exécutif mise sur un rééquilibrage territorial profond, qui passera par un transfert effectif de compétences et de ressources, ainsi que par la mise en place de corridors logistiques destinés à stimuler l’économie des régions intérieures.

La réforme foncière au cœur de la stratégie d’investissement

Autre chantier d’envergure abordé par Alain Diouf : la transformation du régime foncier national. En pointant les limites du système actuel, il a souligné la nécessité de moderniser la gestion des terres pour libérer le potentiel productif local.

L’ambition affichée est de permettre aux populations et aux investisseurs locaux non seulement d’exploiter les terres, mais également de les valoriser pleinement comme de véritables leviers financiers. Cette démarche implique de repenser les articulations entre le domaine national, le domaine de l’État et la propriété privée, levant ainsi les freins juridiques qui entravent l’investissement dans les territoires.

À travers ces orientations, le gouvernement réaffirme sa volonté d’impliquer directement les élus de terrain pour bâtir un développement inclusif, durable et harmonieux à l’horizon 2050.