L’ancien Directeur général de la Loterie nationale du Sénégal (LONASE), Lat Diop, joue une carte décisive pour son avenir immédiat. Actuellement placé sous surveillance électronique, l’ex-ministre des Sports sous la présidence de Macky Sall doit comparaître ce 15 juillet devant la Chambre d’accusation financière. Son objectif est clair : obtenir le retrait définitif de son bracelet électronique et la levée de son assignation à résidence ou, à défaut, un assouplissement majeur de son contrôle judiciaire.
Un feuilleton judiciaire sous haute tension
Le dossier de Lat Diop demeure l’un des feuilletons politico-judiciaires les plus suivis du pays. Visé par des accusations de détournement de deniers publics, de complicité d’escroquerie et de blanchiment de capitaux portant sur un montant initialement évalué à plusieurs milliards de francs CFA (notamment basé sur les déclarations de l’ancien DG de Premier Bet, Jaraf Ndiaye), l’ex-dignitaire a déjà passé quatre mois en détention préventive à la prison de Rebeuss.
Son élargissement partiel s’est joué en deux temps forts :
Le 12 août 2025 : Les magistrats instructeurs du Pool judiciaire et financier (PJF) acceptent sa demande de mise en liberté provisoire, en l’assortissant d’un placement sous contrôle judiciaire avec surveillance électronique. Une décision immédiatement bloquée par un recours en cassation du Parquet général.
Le 6 novembre 2025 : La Cour suprême rejette définitivement le pourvoi du ministère public, validant ainsi la sortie de prison de l’ancien ministre, qui s’est vu poser un bracelet électronique dès le lendemain.
Une liberté « en trompe-l’œil » jugée paralysante
Bien qu’il ait retrouvé son domicile, Lat Diop fait face à des restrictions quotidiennes très lourdes. Son assignation à résidence lui impose des limites géographiques strictes, et la moindre sortie hors du périmètre fixé ou toute modification de son agenda nécessite une autorisation préalable et formalisée du juge d’instruction.
Selon ses proches et ses conseils, ce dispositif technique et réglementaire paralyse totalement ses activités professionnelles, politiques et sociales. C’est le cœur de l’argumentaire qui sera développé ce 15 juillet devant la Chambre d’accusation : démontrer que les garanties de représentation de Lat Diop sont amplement suffisantes pour lui permettre d’attendre un éventuel procès sur le fond en homme totalement libre de ses mouvements.
La Rédaction : sunuker.net

















































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