Par Sunuker Desk News
La Casamance est plongée dans l’émotion après un tragique accident fluvial survenu ce jeudi matin dans la région de Sédhiou. Une pirogue artisanale assurant la liaison entre Djiredi et Djibanar a chaviré en pleine traversée, causant la mort de deux jeunes enfants.
Selon les premiers éléments recueillis, l’embarcation transportait une dizaine de passagers, principalement des femmes accompagnées de leurs enfants, qui se rendaient à une cérémonie de mariage dans le village de Kounayang.
Le drame s’est produit sur les eaux du fleuve Casamance, alors que les passagers avaient quitté le village de Djiredi pour rejoindre Djibanar. La traversée, qui devait être un déplacement ordinaire vers une fête familiale, s’est transformée en tragédie.
D’après des témoignages recueillis après l’accident, la pirogue aurait commencé à prendre l’eau avant de perdre son équilibre et de se retourner brutalement.
Dans la confusion provoquée par le chavirement, plusieurs passagers se sont retrouvés à l’eau. Deux mères, qui tentaient de se maintenir à flot, n’ont pas pu sauver leurs bébés, âgés respectivement de 2 ans et d’un an.
Malgré l’intervention rapide des secours, les deux enfants n’ont pas pu être réanimés. Leurs corps ont été récupérés après le naufrage.
Un autre enfant âgé de 2 ans a, en revanche, survécu grâce à l’intervention de sa mère qui a réussi à le maintenir hors de l’eau pendant l’accident. L’enfant et sa mère ont été évacués vers le district sanitaire de Goudomp où ils restent sous surveillance médicale.
Trois autres femmes blessées lors du chavirement ont également été prises en charge au centre de santé de Djibanar.
Face à la gravité du drame, les autorités ont immédiatement ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes du naufrage et d’établir d’éventuelles responsabilités.
Le conducteur de la pirogue a été interpellé puis placé en garde à vue à Goudomp. Les enquêteurs devront notamment déterminer si les règles de sécurité relatives au transport fluvial ont été respectées.
Ce nouvel accident relance le débat sur les conditions de transport dans certaines zones rurales de la Casamance, où les populations dépendent encore largement des pirogues artisanales pour leurs déplacements quotidiens.
La vétusté de certaines embarcations, la surcharge, le manque d’équipements de sécurité et l’absence de port systématique de gilets de sauvetage sont régulièrement pointés du doigt après des accidents similaires.
Dans une région où les cours d’eau constituent parfois les seules voies de communication entre villages, les habitants appellent depuis longtemps à un renforcement des dispositifs de sécurité et à une meilleure réglementation du transport fluvial.
Le drame de Djibanar rappelle une nouvelle fois la nécessité d’améliorer les conditions de navigation afin d’éviter que de simples déplacements familiaux ne se transforment en catastrophes humaines.
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