Face à la recrudescence de l’insécurité et du grand banditisme dans les zones limitrophes, la Gendarmerie nationale sénégalaise renforce son dispositif de surveillance. Ce jeudi 25 juin 2026, vingt-cinq éléments de l’Escadron de surveillance et d’intervention (ESI) de Salémata ont officiellement bouclé une session de formation intensive en intervention professionnelle.
Déployé sur trois semaines, ce programme de renforcement des capacités s’inscrit dans le cadre du projet stratégique « Résilience et stabilité des régions frontalières Sénégal-Mali-Guinée », une initiative financée par l’Union européenne et matérialisée sur le terrain par l’ONG internationale Coginta.
Un entraînement tactique de pointe axé sur les droits humains
Le contenu de cette session intensive a été pensé pour répondre de manière chirurgicale aux réalités du terrain. Les militaires de l’ESI ont ainsi perfectionné leurs compétences dans plusieurs domaines cruciaux :
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Techniques professionnelles : Interpellation d’individus suspects, fouilles de sécurité et protection rapprochée.
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Gestion de crise : Progression tactique en environnement hostile et négociations lors de situations critiques.
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Cadre légal : Les modules ont mis un accent d’honneur sur les principes de légalité, d’éthique et de proportionnalité dans l’engagement armé.
Lors de la cérémonie officielle de clôture, le préfet de Salémata, Sidy Sarr Dièye, a assisté à une série de démonstrations techniques exécutées par les stagiaires. Le chef de l’exécutif local a insisté sur l’obligation pour les forces de l’ordre de lier efficacité opérationnelle sur le terrain et strict respect des droits des citoyens.
Un rempart contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière
Pour le colonel Mamady Kaba, commandant de la Légion de gendarmerie de Kédougou, cette formation arrive à point nommé. La région naturelle de la Casamance et les frontières orientales font face à des défis complexes allant du terrorisme rampant au grand banditisme transfrontalier, en passant par l’orpaillage clandestin et les trafics en tout genre.
Pour pérenniser cet investissement, la formation a permis de faire émerger un noyau de « formateurs relais ». Ces derniers auront pour mission de dupliquer et de diffuser les compétences acquises auprès des autres garnisons et brigades de la région de Kédougou.
Cap sur Saraya pour les prochaines étapes
Ibrahima Dème, directeur pays de Coginta et responsable du bureau régional, a rappelé que la sécurité moderne repose désormais sur une approche globale et participative. Celle-ci doit obligatoirement inclure les forces républicaines, les autorités administratives, mais aussi une franche collaboration des populations locales.
Dans la continuité de ce plan de résilience frontalière, le chef de Coginta a annoncé l’ouverture prochaine d’autres sessions de formation dans le département de Saraya. Ces futurs modules cibleront plus spécifiquement le maintien de l’ordre, la gestion démocratique des foules en zone minière ainsi que les techniques approfondies d’enquête judiciaire.
Par La Rédaction : sunuker.net

















































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