Âgé de 81 ans, l’ancien chef de l’État philippin Rodrigo Duterte s’est présenté en personne pour la première fois devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Cette audience de mise en état marque un tournant dans la procédure judiciaire visant l’ancien dirigeant, poursuivi pour des accusations de crimes contre l’humanité en lien avec sa violente campagne antidrogue.
Un procès sous tension et des contestations sur l’état de santé
Arrêté en mars 2025, Rodrigo Duterte est ainsi devenu le premier ancien chef d’État asiatique à comparaître physiquement devant la juridiction internationale. Durant l’audience présidée par la juge Joanna Korner, l’ex-président est apparu vêtu d’un costume sombre, assistant aux débats de manière impassible.
Toutefois, la défense de l’ancien dirigeant conteste sa capacité à participer pleinement aux audiences. Ses conseils ont indiqué qu’une évaluation médicale ordonnée par la cour révèle d’importants troubles de la mémoire et des désorientations temporelles, soutenant ainsi que M. Duterte ne serait pas en mesure de suivre sereinement le déroulement du procès.
Les accusations et les prochaines étapes
Le procureur impute à l’ancien président des responsabilités majeures dans des milliers de décès extrajudiciaires survenus lors de sa politique répressive contre le narcotrafic, d’abord lorsqu’il exerçait les fonctions de maire de Davao, puis à la tête du pays entre 2016 et 2022. Si le parquet insiste sur l’ampleur des violences, l’équipe de défense maintient l’innocence de son client, qualifiant les charges d’infondées et motivées par des considérations politiques.
Au terme de cette audience de procédure, la date officielle pour l’ouverture du procès a été fixée au 30 novembre prochain. Les juges devront également statuer prochainement sur l’aptitude mentale de l’accusé à comparaître.
Par La Rédaction



















































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