Par La Rédaction : sunuker.com
Une affaire de mœurs d’une rare gravité secoue le cœur de la banlieue dakaroise. Le Commissariat d’arrondissement des Parcelles Assainies a présenté ce jeudi 16 juillet 2026 devant le procureur de la République un groupe de neuf individus. Ce coup de filet fait suite au démantèlement d’un réseau structuré de proxénétisme digital et d’actes contre nature. Les charges retenues par la police sont lourdes : « association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH/Sida, prostitution en ligne et mise en danger de la vie d’autrui ».
Le piège numérique se referme à l’Unité 18
L’affaire a éclaté le 12 juillet 2026, lorsqu’un citoyen, excédé par un harcèlement virtuel étouffant, s’est présenté de lui-même au commissariat vers 13 heures. La victime affirmait être la cible de sollicitations insistantes sur WhatsApp et TikTok de la part d’un homme lui proposant des rapports sexuels tarifés entre personnes du même sexe. Un rendez-vous avait été fixé à l’Unité 18 des Parcelles Assainies.
En encadrant discrètement le plaignant, les forces de l’ordre ont mis en place un dispositif d’interpellation immédiat sur le lieu de l’infraction. L’examen technique du smartphone du premier suspect a rapidement mis en évidence un second rendez-vous programmé le jour même avec un autre homme, permettant aux enquêteurs de cueillir ce dernier dans la foulée.
De la banlieue nord à Keur Massar : l’effet domino
Passé aux aveux, le second suspect a orienté les limiers vers le département de Keur Massar, désignant deux de ses partenaires réguliers. Le 13 juillet, dès 6 heures du matin, une opération de perquisition a été menée dans cette zone.
Les policiers y ont fait des découvertes accablantes. Dans une première chambre, deux hommes ont été surpris dévêtus. Dans une habitation voisine, un autre suspect a été interpellé en sous-vêtements avec son partenaire. Sur place, la fouille réglementaire a permis de saisir :
Une quantité importante de préservatifs et de lubrifiants.
Des médicaments détournés pour des affections rénales.
Des traitements antirétroviraux (ARV).
Le locataire de cette seconde chambre a spontanément avoué aux enquêteurs être porteur du VIH depuis 2018.
Un bilan sanitaire alarmant
L’exploitation approfondie de la chaîne de contacts numériques (appels et messageries cryptées) a entraîné la chute de trois autres complices entre le 12 et le 14 juillet, incluant un homme marié. Au total, neuf personnes composent ce réseau.
L’épilogue de l’enquête préliminaire livre un constat sanitaire particulièrement inquiétant : requis par les autorités judiciaires, les examens médicaux obligatoires ont révélé que sept des neuf individus interpellés sont porteurs du VIH. Face aux preuves matérielles et aux résultats cliniques, l’ensemble des mis en cause a reconnu les faits durant les auditions.
Alors que le dossier est désormais entre les mains du parquet, la police maintient ses investigations ouvertes afin de retracer l’ensemble des ramifications et d’identifier d’éventuels clients ou complices de cette plateforme clandestine.















































Laisser une réponse
View Comments