Le football sénégalais retient son souffle. Ce vendredi 26 juin à 19 h 00 GMT (15 h 00 heure locale), l’équipe nationale du Sénégal joue son va-tout sur la pelouse du BMO Field de Toronto, au Canada. Face à l’Irak, l’équation est d’une clarté absolue : seule une victoire nette permettra d’espérer une qualification en seizièmes de finale au titre des meilleurs troisièmes. Un nul ou un revers validerait un retour prématuré à Dakar. Alors que les calculettes sont de sortie, le spectre d’un traumatisme historique plane au-dessus de la Tanière.
Pour les observateurs et les supporters, la situation actuelle réveille de vieux démons. Elle rappelle cruellement le cauchemar de la CAN 2012 en Guinée Équatoriale. Arrivés dans la ville de Bata avec le statut de grands favoris et une armada offensive impressionnante (Moussa Sow, Demba Ba, Papiss Demba Cissé, Mamadou Niang), les Lions avaient sombré en alignant trois défaites consécutives sur le même score (1-2) face à la Zambie, la Guinée Équatoriale et la Libye.
Après le revers frustrant concédé sur le fil face à la Norvège (2-3), l’objectif est clair : tout faire pour éviter de revivre un tel fiasco face à une équipe irakienne elle aussi blessée (zéro point et une différence de buts de -6).
Face au scepticisme ambiant, le sélectionneur Pape Thiaw et le défenseur Ismaïla Jakobs se sont présentés face aux médias avec un discours de combat et d’unité.
« Cette défaite contre la Norvège a été difficile à accepter, mais elle renforce notre envie de réagir. Nous sommes déterminés à battre l’Irak pour décrocher notre qualification pour le prochain tour », a martelé le technicien sénégalais.
Pape Thiaw appelle ses hommes à une prise de conscience collective, tant sur le plan tactique que dans l’engagement physique.
De son côté, Ismaïla Jakobs compte sur la maturité de cette génération pour gérer l’enjeu :
« Il y a forcément de la pression, parce qu’en cas de défaite, nous serons éliminés. Mais je pense que tout le monde dans ce groupe sait gérer ce type de contexte. Nous avons déjà vécu cela, notamment lors de la CAN ou dans d’autres matches à fort enjeu. Il faut accepter cette pression et y répondre sur le terrain. »
La tâche s’annonce pourtant complexe. Le Sénégal devra se passer de son gardien titulaire Édouard Mendy, blessé au genou et officiellement forfait pour ce choc. C’est Mory Diaw qui devrait logiquement assurer l’intérim dans les cages.
De plus, les résultats des autres groupes enregistrés ces dernières 24 heures compliquent l’obtention d’un billet parmi les meilleurs troisièmes. La marge d’erreur est désormais inexistante : les Lions doivent s’imposer, et de préférence avec un écart conséquent, pour maximiser leurs chances (estimées à 56,90 % par le modèle statistique Opta en cas de victoire).
Les cartes sont sur la table. Au BMO Field de Toronto, les Lions devront mettre le cœur et les tripes pour chasser définitivement le spectre de Bata et poursuivre leur aventure mondiale.
Par La Rédaction : sunuker.net
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